Queen Betsy, tome 4 : Vampire et irrécupérable

queen betsy 4Titre VF : Queen Betsy #4 : Vampire et irrécupérable
Titre VO : Undead and Unreturnable

Auteur : MaryJanice Davidson (USA)
Traduction de Cécile Tasson

Publié aux Editions Milady (collection Bit-lit)
Date de publication : 08 juillet 2011

Chroniques des tomes précédents : Vampire et célibataire (#1), Vampire et fauchée (#2) et Vampire et complexée (#3)

Genre : Mélange de bit-lit et de chick-lit

Pages : 266

Prix : 6,00 €
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Note : star-2-5

 

Quatrième de couverture

C’est vrai, je ne rate jamais une occasion de faire du shopping, mais cette fois, j’ai une bonne raison : je me marie ! Qui est l’heureux élu ? Le superbe Eric Sinclair bien sûr ! Alors pas question que des histoires morbides gâchent la fête. Je l’aurai mon mariage de reine… des vampires !
Malheureusement, des fantômes me harcèlent pour que je leur rende justice. C’est vraiment pas le moment. Et voilà qu’un tueur en série se balade dans la nature. Il a tendance à choisir des victimes grandes et blondes… comme moi, quoi ! Espérons que mon enterrement de vie de jeune fille n’en devienne pas un vrai…

Mon avis

**Spoilers possibles sur les tomes précédents**

Plus j’avance dans la saga et plus je suis déçue. Si ce constat s’était amorcé à la lecture du tome 3, malheureusement ce tome 4 vient le confirmer. Entre Betsy et moi, ça passe de moins en moins bien.

Pourtant, à la fin du tome 3 et la prise de conscience qu’elle aimait Sinclair (il était temps qu’elle s’en aperçoive, après l’avoir fait tourné en bourrique pendant 3 tomes), je pensais naïvement, en commençant ce tome, que ce nouveau rebondissement dans la vie trépidante de Betsy allait redonner un regain d’intérêt, notamment avec les préparatifs du mariage. Vu que je désespère voir l’auteur donner plus d’éléments sur sa mythologie vampirique, il faut bien que je me raccroche sur autre chose.

Malheureusement, ce tome fut décevant à bien des égards. Outre la pauvreté de la mythologie, j’ai trouvé que l’auteur ne s’était pas foulé des masses au niveau de l’intrigue, que ce soit avec le tueur en série ou avec les préparatifs du mariage de Betsy.

Par rapport aux préparatifs du mariage, eh bien que dire ? On n’en voit rien. Limite je n’ai pas vraiment l’impression qu’un grand évènement se prépare parce que Betsy n’a pas l’air de s’y mettre vraiment pour organiser son mariage (elle attend peut-être qu’il se prépare tout seul, comme par magie ?). Une future mariée court toujours à droite et à gauche pour faire tout ce qu’il y à faire (la robe, le lieu, les fleurs, les invités, le plan de table,…) et ce n’est pas vraiment l’impression que donne Betsy. Tout ce qu’elle fait, c’est y penser et repousser la date… en prétextant évidemment que c’est parce que Sinclair ne donne pas l’impression de s’y impliquer. Seriously ? Are you kidding me ?

Quant au tueur en série (intrigue principale du tome quand même), eh bien il faut dire qu’elle met du temps à décoller. Je rappelle que le roman ne fait que 266 pages et on commence à aborder le problème du tueur en série presqu’à 100 pages de la fin ! 

J’ai également trouvé que le tout moins drôle, un humeur finalement assez lourd pour une série qui se veut légère ! Je n’ai pas ri une seule fois aux blagues de Betsy, je n’ai fait que lever les yeux au ciel, plus exaspérée qu’autre chose.
Le seul moment du récit où j’ai souri de bon coeur, c’est à la toute fin. J’ai beaucoup aimé la manière dont l’auteur a terminé ce roman, une petite note d’humour et légère que j’aurais tant aimé retrouver dans tout le roman.

Voilà un exemple de blague que je trouve perso complètement râtée. Si cela se veut drôle, il faut avoir l’écrit pour que cela le soit mais si on se place dans le contexte d’une discussion entre Sinclair et Betsy et qu’elle sort cette vanne, à la place de Sinclair, je ne ris pas (page 96) :

« – est-ce que c’est avant ou après que mon père a organisé l’anniversaire du Thon au Windows ? Il – dave – l’a accompagnée pour l’occasion, mais c’était peut-être un de leurs rendez-vous « on peut rester amis ». Ou alors, ils vivaient encore ensemble à ce moment-là ?
– dave ?
– Oui. Quand ils se sont séparés, on a décrété qu’il ne méritait plus de majuscule à son prénom. (…) ».

Dans un contexte de discussion orale entre deux personnes, cette conversation n’a aucun sens, il faut le reconnaître. Du coup, ça ne m’a pas fait sourire du tout.

Autre chose que je n’ai pas apprécié, ce sont les incohérences que j’ai repérées dans le récit. Je n’aime pas buter sur une histoire quand on me dit une chose et puis une autre qui sont totalement en contradiction. Cela me donne l’impression de ne rien comprendre à ce que je lis (dans une saga comme Queen Betsy, c’est dommage quand même d’en venir à penser ça, vous ne trouvez pas ?), du coup je bloque pendant de nombreuses minutes avant de finalement me dire que si ce n’est pas logique, ce n’est pas de ma faute mais celle de l’auteur !

Et cela commence fort avec le prologue (de quoi se mettre dans le bain, hein ^^) car en page 15, on lit :

 » L’inspecteur Nick Berry, qui travaille en collaboration étroite avec le FBI depuis la découverte du corps de la seconde victime, Martha Lundquist, le 23 novembre dernier, affirme que plusieurs pistes sont actuellement à l’étude. (…) Mlle Lundquist avait été portée disparue le 8 novembre. Son corps avait été découvert deux jours plus tard sur le parking du magasin Target de White Bear Lake. »

Il va vraiment falloir m’expliquer les dates parce que pour moi, ce n’est vraiment pas clair. Martha est portée disparue le 08 novembre et on la retrouve 2 jours plus tard, soit le 10 novembre. Que vient faire le 23 novembre là-dedans ? Est-ce la date à laquelle Nick Berry s’exprime sur le sujet du tueur ou la date à laquelle on retrouve le corps ? Si c’est la découverte du corps, c’est une incohérence totale avec ce qui est dit quelques lignes plus bas. Si c’est la date du discours, perso je trouve que la date est très mal placée dans le texte. Du coup, cela ralentit le rythme du lecteur qui bute sur ces dates en ayant l’impression que quelque chose cloche…

Autre exemple avec l’âge de Betsy. Pour ma part, j’avais compris depuis le tome 1 que Betsy a 30 ans… mais page 149, betsy dit « ça ne fait même pas un an que je suis un vampire alors que j’ai été humaine pendant… au moins vingt-cinq ans. »
Pour préciser ensuite en page  161, « Mais, à trente ans, je n’avais jamais pensé tourner le dos à ma propre maternité. »

A moins que Betsy n’ose pas dire à la personne à qui elle parle en page 149 qu’elle a trente ans, encore une fois il semble que l’auteur se soit emmêlée les pinceaux.

book ornement

Je n’ai pas non plus spécialement adhéré aux personnages que j’aimais pourtant dans les tomes précédents.

L’ami médecin de Betsy, Marc, est complètement absent. Seule Jessica reste bien présente dans le récit.

Plus j’avance, plus Betsy m’énerve. Je ne la trouve plus drôle du tout. Son côté superficiel ressort beaucoup trop, en plus d’un côté je-m’en-foustiste de tout qui me tape sur le système. Je n’aime pas non plus la manière vulgaire dont Betsy s’exprime. Si un tel langage ne me choque pas quand je lis une romance érotique, ici ça m’agace énormément.

Par rapport à sa relation avec Sinclair, là encore ça m’a saoulé. On doit être dans des préparatifs de mariage, leur relation devrait donc avoir évolué depuis le dernier tome… mais ce n’est pas l’impression qu’ils donnent. C’est « je t’aime moi non plus » et « un pas en avant et deux en arrière ». Ils n’arrêtent pas de se prendre la tête pour des bêtises et ne communiquent pas des masses pour un couple qui est sensé être amoureux. Du coup, alors qu’une situation conflictuelle pourrait être désamorcée rapidement, ça traîne en longueur (en même temps, vu qu’on aborde l’intrigue du serial killer à passer la moitié du récit, il fallait bien meubler…).

Pour tout vous dire, je suis plus captivée par l’évolution du personnage de George, ce vampire nouveau né que l’on a affamé et qui est devenu quasiment une bête sauvage mais que Betsy a pris sous son aile. Au fil des tomes, le personnage évolue pour retrouver un peu de son humanité. J’apprécie énormément être le témoin de cette progression.

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EN BREF, un quatrième tome très décevant pour une saga qui avait pourtant bien commencé ! Une héroïne qui me tape sur le système, sa relation amoureuse qui devient très ennuyeuse avec le beau Sinclair et une intrigue qui casse pas trois pattes à un canard. Bref, on a vu mieux.
Maintenant, je n’arrive pas à savoir si c’est moi qui ai changé depuis le tome 1 ou si c’est la saga qui perd en qualité et en intérêt au fil des tomes. Je verrai bien en lisant la suite vu que j’ai les prochains tomes dans ma PAL jusqu’au tome 8, ce serai bête de ne pas les lire. 

Un tome peu intéressant à tous les niveaux… ou l’humour devient lourd quand on lui demande d’être juste léger ! Dommage !

unhappy

Les points + :

  • L’évolution du personnage de George ;
  • La fin du récit : j’ai retrouvé le brin d’humour et de légèreté qui m’a fait cruellement défaut durant tout le tome ;

Les points – :

  • Le personnage de Betsy qui devient de plus en plus agaçant ;
  • La relation avec Sinclair qui m’a saoulée durant tout le roman : on est censé prévoir un mariage et on en est encore à se disputer pour des bêtises ;
  • L’intrigue du récit à propos d’un serial killer qui commence bien trop tard alors que le roman est assez court (266 pages)
  • L’humour très lourd : je lève les yeux au ciel au lieu de sourire ;
  • Les incohérences du récit relevées plus haut… soit ce sont des vraies incohérences et il y a un problème, soit l’auteur essaie de faire de l’humour et c’est râte (c’est aussi un problème), soit la phrase est mal construite et là c’est encore un autre problème !

 

Les avis des copinautes : Simi, Galleane, akasha, caya, Sabruhu et d’autres encore sur la page BBM du livre sur Livraddict : 

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27 août 2016 14:32