13 raisons / Thirteen Reasons Why

13 reasons whyTitre VO : Thirteen Reasons Why
Titre VF : 13 raisons

Auteur : Jay Asher (USA)

Publié en VO aux Editions Razorbill
Date de publication VO : 18 octobre 2007
Publié en VF aux Editions Albin Michel – Wiz
Date de publication VF : 03 mars 2010

Le roman est aussi disponible en VF au Livre de Poche Jeunesse

Genre : YA, contemporain

Lecture en VO

Pages : 288 (pour la VO)

Prix : 9,26 € en VO sur TBD / 13,70 € en VF sur amazon
Commander sur amazon en VF : Treize raisons

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Quatrième de couverture

Clay Jensen reçoit sept cassettes enregistrées par Hannah Baker avant qu’elle ne se suicide. Elle y parle de treize personnes qui ont, de près ou de loin, influé sur son geste. Et Clay en fait partie. D’abord effrayé, Clay écoute la jeune fille en se promenant au son de sa voix dans la ville endormie. Puis il découvre une Hannah inattendue qui lui dit à l’oreille que la vie est dans les détails. Une phrase, un sourire, une méchanceté ou un baiser et tout peut basculer…

Mon avis

J’attendais énormément de ce roman, peut-être trop, vu sa notation sur Livraddict ou encore sur Goodreads. Les émotions étaient là, j’ai même versé quelques larmes à plusieurs reprises, je dois avouer que l’intégralité du récit m’a cependant mis mal à l’aise et je suis ressortie de cette lecture plus fâchée contre Hannah, la victime de harcèlement que compatissante ou triste pour elle. C’est le monde à l’envers !

Clay Jensen trouve, devant sa porte en rentrant de l’école, une boîte contenant des cassettes audio que son amie, Hannah Baker lui a envoyé. Hannah s’est suicidé peu de temps avant et s’est assurée qu’une liste de 13 personnes reçoivent ses cassettes, les écoutent attentivement avant de les envoyer au prochain de la liste.
Dans ces cassettes, Hannah explique les raisons qui l’ont poussée au suicide, 13 raisons exactement, chacune liée à une personne de la liste…

* * * * *

Pourtant, ce roman avait tout pour faire un coup de coeur : pour une fois, on suit le point de vue d’un garçon, le style d’écriture est assez poétique, le harcèlement qu’a subi Hannah m’a énormément parlé. Bref, il y a vraiment beaucoup de éléments qui m’ont plu dans ce roman.

L’objectif de l’auteur était, il me semble, d’attirer l’attention des jeunes et même des adultes sur le fait qu’une situation de harcèlement continue au niveau scolaire peut mener au suicide.
Le suicide chez les ados est une réalité de notre monde d’aujourd’hui. Il n’est pas le résultat de situations d’harcèlement à chaque fois mais il convient de constater que de plus en plus le comportement des jeunes entre eux, la pression exercée sur certains, l’isolation d’autres, autant de manifestations de ce que l’on appelle le « bullying » en anglais est de plus en plus pointé du doigt comme l’une des raisons principales du suicide chez les jeunes.

Cependant, si je dois reconnaître que l’objectif de l’auteur est tout à fait louable et qu’il convient évidemment d’attirer l’attention sur la problématique du suicide, je ne suis cependant pas convaincue que ce roman soit la meilleure manière de le faire.

Pour moi, l’image donnée à la personne victime de bullying ne m’a pas plus du tout. Comme je l’ai dit en intro, j’ai refermé ce livre en étant plus en colère contre Hannah quand étant triste ou compréhensive à son égard.
Même si j’ai été touchée par son histoire, au final, je n’ai vu qu’une jeune femme qui se pose vraiment en victime et ne fait rien pour arranger les choses. Je suis peut-être dure avec Hannah, mais je n’ai pas aimé du tout voir cette jeune femme laisser aller les choses jusqu’à ce point et finir par reprocher aux autres un acte qu’elle seule a décidé de poser.

Le récit est poignant et j’ai imaginé la détresse de Hannah bien trop souvent face aux situations qu’elle expliquait. MAIS par moments, j’ai trouvé que son comportement, ses réactions face à certains évènements ne dépendaient pas des autres mais bien d’elle-même. La vie est aussi une question de choix personnels, choix qu’il faut assumer, en prendre la responsabilité plutôt que de reporter la faute sur les autres.
Ainsi, je n’ai par exemple pas du tout compris l’épisode avec Bryce… où elle se laisse tripoter par ce salopard sans même protester… tout en disant que ce dernier avait vu la tête qu’elle faisait à ce moment-là.

Au final, j’ai eu l’impression qu’au-delà de vouloir expliquer les raisons de son geste, c’est finalement la revanche qu’Hannah cherche à travers ses cassettes. Un peu du genre « c’est à cause de vous que j’ai décidé de me suicider, maintenant je vais vous faire porter le poids de cette responsabilité toute votre vie ».
Et c’est vraiment ça qui m’a gêné quand j’ai refermé le livre.
OK, les personnes composant cette liste – sauf une ou deux – se sont comportées comme des vrais (excusez mon impolitesse) connards avec elle. OK, elle a perdu confiance en elle, s’est sentie seule et surtout salie par les rumeurs qui couraient sur elle.
On est bien d’accord que personne ne devrait vivre ce genre de choses, surtout à l’adolescence, période charnière dans la construction de l’individu.
OK, Hannah a envie de les blâmer et les tient responsable du fait qu’elle est mal dans sa peau. Je peux comprendre, je l’ai vécu également comme vous le savez. J’ai aussi beaucoup de rancoeur vis-à-vis de certaines personnes que je considère encore comme responsable des humiliations répétées que j’ai vécu quand j’étais ado.

Quand je suis arrivée au bout du roman, j’ai réfléchi à cette simple question pendant des heures : « peut-on faire porter le poids d’une décision qui nous est propre, telle que le suicide, par les autres ? ». En d’autres mots, peut-on dire qu’une autre personne, qui m’a blessée, est responsable de mon suicide ?
J’ai retourné la question 100 x dans ma tête et la réponse était toujours la même, NON ! Evidemment que non ! En aucun cas, les autres ne sont responsables d’une décision, d’un choix que l’on fait. Comme je l’ai dit plus haut, le libre arbitre que nous avons nous permet de choisir, de prendre telle décision plus qu’une autre… mais cette liberté ne va pas sans responsabilité, sans prise de conscience que nous devons assumer le choix que nous avons posé.
Le suicide est le choix d’Hannah et j’ai trouvé très lâche de sa part, et même assez méchant, gratuit de sa part, d’en faire porter le poids sur les autres, en particulier sur des ados qui ne se rendaient certainement pas compte de ce qu’ils faisaient.

Je ne cherche pas à minimiser les actes de ceux qui la tourmentaient, mais je constate que de son côté, Hannah n’a rien fait pour arranger les choses, engager le dialogue avec les bonnes personnes pour essayer de stopper la spirale et les rares fois où elle dit avoir essayé d’en parler, moi je n’ai vu qu’une excuse pour dire « vous voyez, j’ai essayé d’en parler mais vous ne m’avez pas écoutée » mais en fin de compte, elle n’a laissé à personne la possibilité de l’aider, ni à l’éducateur qu’elle pointe comme la dernière personne de sa liste, ni à Clay qui aurait sans doute pu l’écouter et la soutenir vu qu’il tenait énormément à elle.

Au final, tout ce qu’elle laisse, c’est une situation qui aurait pu finir autrement si seulement elle avait au moins essayé de donner une chance aux autres de l’aider. Mais à la place de cela, tout ce qu’elle fait via ces cassettes, c’est accuser, responsabiliser les autres de son choix et les culpabiliser pour le reste de leur vie. Franchement, trouvez-vous que ce soit plus honorable que Justin, son premier copain, qui a lancé la rumeur qu’elle était une fille facile ou Alex, son ami, qui l’a classée comme étant « le plus beau cul » de leur classe ?
Personnellement, je ne trouve pas que l’attitude d’Hannah soit meilleure que celle de ses camarades. Elle aurait pu se défendre face aux rumeurs mais elle ne l’a pas fait… comme elle n’a jamais rien fait, jamais rien dit sur ce qui est arrivé par la suite.

Quel droit de réponse leur a-t-elle laissé face à son suicide ? Leur a-t-elle donné l’opportunité de s’expliquer, de se justifier ? NON. Elle leur balance en pleine figure, c’est à cause de vous que je me suis suicidée, écoutez tout ce que j’ai à dire et bonne continuation dans votre vie ensuite ! Dur, dur, quand on a 16 ans de vivre en se disant qu’on porte la responsabilité du suicide d’un autre ado, non ? Et même si on se dit que c’est pas notre choix, c’était le sien, on ne peut pas s’empêcher de se dire que peut-être si on avait agi autrement, qu’on s’était mieux comporté, cela ne serait pas arrivé. Bravo Hannah, well done, beau travail de culpabilisation !

Et que dire de ce qu’elle fait à Clay ? Lui qui est amoureux d’elle et qui n’espérait qu’une chose, c’était sortir avec elle…  Que faisait-il sur cette liste ? Qu’est-ce qu’il a bien pu faire pour la mener au suicide ?
Et puis vous arrivez au fameux passage qui le concerne et là, vous êtes consterné. Comment a-t-elle pu faire cela ? Lui laisser pour seul souvenir d’elle ces cassettes et l’éternel doute de ce qu’il aurait pu faire pour l’aider s’il avait su….

Voilà donc le reproche majeur que je fais au roman, c’est d’avoir mis au centre d’une problématique aussi forte et importante que celle du suicide, une héroïne qui se victimise au maximum au point de faire porter tout le poids de sa décision sur les autres.

Il est certes clair que le message de l’auteur veut faire prendre conscience aux jeunes que des petites phrases par ci par là, des jeux qu’on trouve drôles mais qui le sont moins pour ceux qui se retrouvent au centre de la blague peuvent avoir de terribles conséquences si on n’y fait pas attention.

page 68. « And what about you, the rest of you, did you notice the scars you left behind ?
No. Probably not.
Because most of them can’t be seen with the naked eyes. »

Mais ce livre ne fait pas que cela et c’est cela que je lui reproche. Il montre une image de la victime que je n’ai plus envie de voir aujourd’hui. Passive. Qui rejette la responsabilité de ses choix sur les autres.
J’ai été cette fille. Pendant longtemps, j’étais sûre que les gens qui m’avaient malmenée étaient responsables de celle que je suis aujourd’hui : une femme qui a peur, qui doute de tout et n’a pas confiance en elle. La vérité, c’est que j’aurais pu réagir autrement au lieu de me victimiser, j’aurais pu prendre les choses en main plutôt qu’attendre plus de 12 ans avant de prendre les choses en main et d’affronter ce passé douloureux et je n’aurais pas perdu toutes ces années pour rien. Je suis responsable de cela, pas mes bourreaux.

Je trouve aussi dommage qu’on ait le point de vue que de Clay et pas des autres personnes repris dans la fameuse liste. Comment ont-ils réagi ? Comment vivent-ils après avoir écouté les cassettes d’Hannah ? Là encore, l’auteur ne leur donne pas le droit de répondre, de s’expliquer….

book ornement

BREF, ce livre aurait pu être un coup de coeur et il l’aurait certainement été si je l’avais lu l’année passée mais depuis, j’ai fait un énorme travail sur moi-même, je réfléchis beaucoup à mon passé, à la problématique du « bullying » ou du harcèlement scolaire à travers mes dernières lectures et depuis lors, j’ai compris pas mal de choses, j’ouvre aussi les yeux sur des choses que j’ai refoulées pendant trop longtemps.
Maintenant, je ne peux pas me contenter de dire, ce livre est un beau témoignage qu’il faut absolument lire pour se rendre compte que des mots, des petites phrases sans importance mais répétées ou qui peuvent paraître innocentes peuvent blesser, peuvent avoir des conséquences. Je pense que tout le monde en est conscient mais on continue à fermer les yeux sur cette réalité, sur le fait que tout ce qui se passe, se dit à l’école reste un jeu qui ne compte pas vraiment…
Mais avoir cette seule lecture du roman est pour moi une erreur car ce que j’en ai retiré en le refermant, c’est la colère de voir la victimisation à l’excès d’une victime de harcèlement. C’est pas moi, c’est les autres. C’est les autres qui m’ont poussé au suicide. Et je ne suis pas d’accord avec cela.
Ce livre est un bon moyen de lancer le débat sur le sujet, pour parler du harcèlement, du suicide chez les ados mais il faut aussi que les victimes de harcèlement se rendent compte que le suicide n’est pas la solution et que comme leurs bourreaux sont responsables de leurs paroles, de leurs actes, ils sont responsables de leur vie et de la manière dont ils ont envie de la mener : être une victime jusqu’au bout ou prendre les bonnes décisions pour s’en sortir et se battre ?
J’aurais aimé lire toute cette littérature sur le « bullying » quand j’étais ado. J’aurais sans doute réagi différemment. Au lieu de m’enfermer dans cette spirale d’auto-destruction et de dévalorisation, j’aurais pu faire d’autres choix et être mieux dans ma peau aujourd’hui.
Je n’ai pas de solution miracle à proposer aux victimes de bullying à l’école. Et j’aimerais vous dire que le « bullying » n’existe plus une fois qu’on sort de l’école mais ce serait mentir. Il faut croire qu’essayer de rabaisser les autres pour se sentir soi-même supérieur fait partie de la nature humaine. Et il n’y a pas d’autres choix, soit vous décidez de vous battre, soit vous êtes une victime pour le reste de votre vie. Personne n’est responsable de votre bonheur, sinon vous-même.

Moi, j’ai choisi et me battre. ET vous ?

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On retient en positif :
– Un roman qui parle d’un sujet, d’une problématique d’actualité : le suicide chez les jeunes ;
Réflexion sur la portée de petites phrases anodines mais qui mises bout à bout peuvent blesser et avoir de terribles conséquences ;
– Une narration à deux voix, même si j’aurais préféré que Clay ne coupe pas, comme il le fait, le récit d’Hannah ;
– Un style d’écriture simple mais percutant ;

On retient en négatif :
– Un roman qui victimise à l’excès la victime et  fait porter sur le dos des bourreaux une responsabilité, une culpabilité qu’ils n’ont pas à porter : celle du suicide de la victime ;
– Pourquoi n’avoir que le point de vue de Clay ? N’aurait-il pas été plus intéressant de connaître le point de vue des autres personnes de la liste ?

Les copinautes ont donné leur avis : Enjoybooks, Anaïs lemillefeuillesTessa et d’autres encore sur la page BBM du livre sur Livraddict :

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Commentaires

  1. Je n'ai pas lu ce livre et je ne pense pas le lire. Par contre, je suis tes actualités et aussi les informations en général et ta réaction me surprend autant qu'elle tombe sous le sens, puisque tu as réussi à te relever de cette phase. Je ne peux pas m'empêcher de lier la description de cette héroïne à Marion, 13 ans, qui s'est suicidée du fait de son harcèlement. Elle n'a pas accusé son entourage comme Hannah, mais son cas est passé inaperçu auprès de son entourage et il semble qu'elle n'a pas réussi à trouver d'issue à sa situation. Sa mère se bat pour que l'Education nationale prenne ses responsabilités. Combien de professeurs et de proches, faute de temps et de moyens, culpabilisent de n'avoir pu l'aider? Même si le livre t'a déçu par endroit, notamment car ta personnalité t'a permis de t'en sortir, l'auteur fait bien de nous montrer que des personnes n'ont pas les armes pour se relever pour X raisons et qu'elles peuvent tomber en silence sous les coups des autres. Il existe des victimes qui n'ont rien demandé (comme les femmes agressées sexuellement dans la rue ou les enfants battus ou autres cas), et il existe des victimes qui sont harcelées simplement car elles sont différentes. L'environnement (humain notamment) est le principal responsable lorsque tout le monde s'allie contre une personne car personne ne prend la décision de tendre la main ou de lancer une perche à une victime Si celle-ci ne veut pas, faut-il pour autant la laisser seule? Quelque chose dans cette chronique m'incite à réagir, sans que j'en aie vraiment à en définir la raison (je suis depuis le début tes réactions et tes témoignages, ainsi que ceux des autres). Peut-être l'envie de dire aux victimes de harcèlement qui sont de passage qu'elles n'ont pas à culpabiliser d'avoir été malmenées ni de n'avoir pas su s'en sortir, qu'elles ne sont pas faibles pour autant. Il existe des situations dont on n'arrive pas à s'extraire car à nos yeux on ne voit pas de solution. Mais ce n'est pas faire preuve de faiblesse pour autant. La détresse est déjà un poids, la solitude un autre. Survivre est déjà une marque de courage face à des gens qui dégradent et martyrisent une âme en pleine construction. Quant à s'en sortir et mordre la vie à pleines dents, c'est pratiquement inespéré alors que ce sont souvent pendant ces années que la personne se construit de l'intérieur, et cela suppose aussi d'avoir un environnement solide et démonstratif à côté (familial si harcèlement à l'école, amical si harcèlement à la maison). Qu'en était-il pour Hannah? Les personnes fragiles et silencieuses de personnalités doivent-elles s'en vouloir de ne pas répondre aux normes de notre société, à savoir être loquace, dynamique, ouverte, battante et extravertie? Et sont-elles vraiment responsables d'une situation alors qu'elles sont seule contre "le monde"? A 16 ans, peut-on vraiment comprendre qu'on est responsable de notre vie alors qu'on a aucune expérience, aucun passé si ce n'est celui de l'enfance et qu'on se confronte tout juste à celui des grands? C'est un peu comme si on demandait à des gamins de réagir en adultes et décider des codes de notre société alors que ce sont bien aux adultes de comprendre qu'ils sont face à des mineurs et qu'ils doivent les aider à entrer dans une société qui possède déjà des codes qu'il faut respecter. 31 janvier 2015 13:43

  2. @Gaby : Je suis tout à fait d'accord avec ton point de vue. Et j'ai pas mal tergiversé moi-même en écrivant ma chronique, un point de vue confrontant l'autre à tout instant. Je comprends ce que tu veux dire et je suis d'accord sur le fait qu'il y a des gens qui ont du mal à parler, à aller vers les autres pour du soutien et que parfois même s'ils ont le courage et la volonté de le faire, il arrive qu'il n'y ait personne pour nous entendre ou nous écouter de l'autre côté. Mais le suicide n'est pas une solution, ne l'est jamais. Ce qui m'a vraiment choqué ici, c'est la responsabilité qu'elle fait porter sur les autres... car quoi qu'il est arrivé, cela reste son choix, sa décision. Et comme je le précise, ce roman doit servir de base de réflexion car il permet vraiment le dialogue et la discussion autour du problème : faire comprendre aux gens que des paroles anodines peuvent être blessantes et avoir des conséquences dramatiques, faire comprendre aux gens qu'il faut rester ouvert au dialogue et être prêt à intervenir si quelqu'un nous tend la main pour avoir de l'aide (parfois juste une oreille attentive suffit) et aux victimes qu'il faut parler, qu'il ne faut pas rester enfermé dans dans un silence morbide. C'est aussi pour ça que je n'ai pas mis une note "négative" parce qu'il sert de base à la réflexion. Mais je trouve qu'il fait passer le message trop vers une victimisation à l'excès de la victime et c'est ça qui m'a déplu. 31 janvier 2015 14:20

  3. Je l'avais lu et je me dis que je devrais sans doute le relire... je suis d'accord avec toi sur le fait qu'on se "construit" son bonheur, qu'il faut vouloir se battre pour le pouvoir... par contre, il est certain qu'à l'adolescence, tous n'ont pas la maturité et la force d'affronter tout tout seul... certains vont l'acquérir avec plus ou moins de facilité.. c'est toujours délicat et c'est difficile de juger la dessus... Certes, le suicide n'est pas une solution, mais je pense surtout que quand on est désespéré au point d'en arriver là, je pense que c'est que l'on souffre énormément et qu'on ne voit pas la solution pour s'en sortir... oui, la solution existe/doit exister, mais en étant ado et tellement mal,... bref, c'est un lourd débat... Par conter, entièrement d'accord avec toi sur le fait que certaines situations n'étaient pas "si dramatiques", ... c'est juste le cumul qui fait que... Jess, je ne sais pas si tu l'as lu, mais il y a le livre Marion, 13 ans pour toujours, qui est un témoignage sur le même sujet... http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2702156363/critiqueslibresc (désolée pour le lien amazon, mais LA est bloqué par l'antivirus du boulot :( ) Bonne journée 2 février 2015 11:34

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12 août 2016 18:35