La fabuleuse histoire des lunes de Pandor, tome 3 : Les secrets de Gaïa

Me voici replongée pour la troisième fois dans le monde fantastique de Pandor, tout de suite mon avis sur ce tome pas vraiment comme les autres…

Quatrième de couverture.

Alors que les ténèbres s’étendent sur le monde, le jeune magicien Epiphane et ses amis vont devoir défier le terrible seigneur Sarpédon sur ses terres, dans les sombres Karpathes.
Avec l’aide des pacifiques Ultima-Thulé d’Hyperborée ou des chevaliers de la Pierre-Lys, ils traverseront canal des sueurs et labyrinthe des morts, affronteront ciel d’encre, dragons de brumes et magiciens noirs…
Mais, au bout de la route, pourront-ils empêcher Sarpédon de s’unir à Lilith, la Reine de la nuit, et sortir le frère d’Epiphane des griffes ennemies ? Un périlleux combat qui décidera, de la lumière ou des ténèbres, qui sortira vainqueur…


Mon avis.

Par rapport aux autres tomes, j’en attendais beaucoup de ce troisième. Malheureusement, mes attentes ont été déçues et je dois bien avouer que j’ai moins aimé ce troisième opus que les deux autres. Pourquoi ?

Tout simplement parce que l’histoire se déroule loin de l’Arbre-Mère, qu’il n’y a plus les liens qui unissent le pronaos des Filus Aquarti et que je n’ai pas retrouvé les ingrédients qui font que j’avais tant aimé les deux précédents tomes.
En gros, dans ce tome, on ne fait que suivre Épiphane et Ashitaka et on n’a plus aucune nouvelle des autres membres du pronaos (et d’autres d’ailleurs) et j’ai trouvé ça assez regrettable.

Ceci dit, on voyage beaucoup à travers le monde magique dans ce tome (les karpathes, l’Arbre d’Yggdrasil, l’Hyperborée,…), c’est très dépaysant ! J’ai beaucoup aimé découvrir de nouvelles créatures magiques comme les Ultima-Thulé ou encore les Chevaliers de la Pierre de Lys. La mythologie imaginée par Ménéas Marphil est toujours aussi fantastique et un tel monde, malgré ses dangers, laisse rêveur.

Cependant, j’ai trouvé que le rythme de ce troisième livre est assez lent alors que vu l’approche de la menace, au contraire, la dynamique aurait dû être beaucoup plus rapide.
On prend son temps, on fait même la fête dans les Karpathes, déguisée qui plus est, alors que le rituel qui voit s’unir Sarpédon et Lilith a déjà commencé.
j’ai trouvé que cette lenteur était en totale contradiction avec les évènements…

Enfin, je n’ai pas pleinement adhéré à la fin que j’ai trouvé assez spéciale (mais je ne vous en dirai pas plus : à vous de vous faire votre propre idée). Elle clôture parfaitement les 3 premiers tomes, mais un quatrième est déjà prévu. Alors la question qu’on se pose, c’est « Mais pour raconter quoi ?« .
Toutes les réponses ont été apportées sur le fait qu’il y ait deux lunes et que les deux îlots initiaux (Nath et Albaran) ont été réunis pour former Pandor.

Niveau personnages, petite déception car on quitte ceux qu’on avait bien appris à connaître dans les deux premiers tomes pour à nouveau être catapulter dans une myriade de nouveaux personnages inconnus (et je ne parle pas des nouvelles « races » que l’on apprend à connaître pour notre plus grand plaisir).
J’avoue, entre tous ces nouveaux personnages, j’ai eu beaucoup de mal à m’y retrouver.
En ce qui concerne Épiphane, celui-ci reste fidèle à lui-même : un garçon courageux, intelligent, qui n’a pas peur de prendre des initiatives pour sauver son frère, Kymian.
On en apprend plus sur Ashitaka, sa véritable nature et son rôle auprès de Épiphane. Le dénouement de son histoire personnelle m’a vraiment touchée.

Niveau écriture, j’ai trouvé qu’elle était plus lourde dans ce dernier tome. Beaucoup de descriptions, par rapport à des dialogues qui se font de plus en plus rares et courts. Encore un autre exemple de la cassure par rapport aux autres tomes : une écriture plus lente alors que, encore fois, les évènements contés ne s’y prêtaient pas.
Ceci dit, Ménéas Marphill a réellement une plume magique et poétique : les idées véhiculées tout au long de la saga ne sont que des messages d’amour et j’ai beaucoup apprécié ce côté… comme si l’amour était la seule réelle magie à laquelle nous devions croire. Voilà, selon moi, le message à retenir de cette saga.
De plus, j’ai beaucoup aimé les jeux de mots de l’auteur qui dénote une grand savoir-faire ! (un exemple qui m’a fait beaucoup rire : la mer d’Itéranée ^^) !

En conclusion, même si pour moi, ce tome est en deçà par rapport aux deux autres, j’ai quand même apprécié me retrouver une nouvelle fois dans ce monde enchanté et enchanteur. On était loin de la chaleur d’Abracadagascar mais cette lecture m’a quand même réchauffé le coeur grâce à son message universel !

Note finale : 8.5/10

  • Histoire : 8.5/10 (un roman qui avance trop lentement alors que les enjeux se prêtaient à une dynamique plus rapide)
  • Personnages : 8/10 (j’ai été ravie de retrouver Piphan’ mais les autres personnages manquent indéniablement au récit, même si leur absence est contrebalancée par l’apparition de nouveaux auxquels je n’ai pas spécialement accroché)
  • Écriture : 9/10 (un rythme plus lent compensé par des notes d’humour et des jeux de mots vraiment excellents)
Pour d’autres avis sur le tome 3 : Bibliomania

Je remercie encore les Éditions Au Diable Vauvert de m’avoir permis cette découverte dans le cadre d’un partenariat avec Livraddict.

La fabuleuse histoire des Lunes de Pandor, tome 3 : Les Secrets de Gaïa de Ménéas Marphil
Aux Éditions Au Diable Vauvert, 2009
414 pages

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29 mai 2016 00:04