Love Game

love game #1Titre VF : Tangled #1 : Love Game
Titre VO : Tangled

Auteur : Emma Chase (USA)
Traduction de Anne Confuron

Publié aux Editions Hugo & Cie – Collection Hugo New Romance
Date de publication : 07 mai 2014

Genre : New Adult, Romance

Pages : 342

Prix : 17,00 €
Commander sur amazon : Love Game – tome 1 de la trilogie Tangled

Notecoup de coeur 5

Quatrième de couverture

Drew, la trentaine irrésistible, est associé dans une grande banque d’investissement new-yorkaise. Le pouvoir, l’argent, les femmes, absolument tout lui réussit. Très sûr de lui et arrogant, il assume son statut de beau gosse et enchaîne les aventures sans lendemain. Jusqu’au jour où une femme lui résiste. Kate Brooks est sublime, brillante et ambitieuse… mais fiancée et inaccessible.
Lorsqu’il la rencontre dans un bar et tombe sous son charme, il ignore encore qu’elle deviendra sa collègue quelques jours plus tard…
Bouleversés par le magnétisme sexuel qui les aimante et engagés dans une rivalité professionnelle diabolique, ils vont jouer avec leurs sentiments, s’aimer et se détester.
Drew, le séducteur invétéré, nous prend à partie et nous décrit la façon dont il tombe amoureux. Il nous confie avec autodérision et cynisme ce que les hommes pensent vraiment…

Mon avis

Petite note : les extraits qui sont repris entre les différents passages de ma chronique ne sont pas forcément reliés avec ce qui est dit juste au-dessus. Ce sont juste des passages que j’ai intercalés pour vous montrer le ton plutôt humoristique du récit.

Encore une saga qu’il me tardait de découvrir… Vous allez dire qu’il s’agit encore d’une énième romance NA comme on en voit partout pour le moment. Oui et non. La particularité de ce premier tome de Love Game est qu’il est raconté exclusivement par Drew, le héros masculin de l’histoire… et ça croyez-moi les filles, ça fait toute la différence !

On suit donc Drew Evans, jeune golden boy de 30 ans à qui tout réussit : il est considéré comme un génie dans les finances et comme un Dieu au lit par ces dames ! La vie de Drew se résume à bosser comme un dingue durant la semaine et à se lâcher en passant d’une conquête à l’autre le week-end. Sa règle de vie, c’est « jamais deux fois dans le même lit ! »
Cette petite vie lui convient parfaitement jusqu’au jour où il fait la connaissance de Kate, une fille qu’il drague en boîte mais qui lui oppose un refus catégorique. Ceci dit, dès le lundi matin, il découvre que Kate est la nouvelle employée engagée par son père…
Entre séduction et compétition, une véritable lutte de pouvoir s’engage entre Kate et Drew, à la vie, à l’amour…

* * * * *

Quand je pense à Tangled, un seul mot me vient à l’esprit : HILARANT.
C’est en fait, toute l’originalité de ce récit : la romance est somme toute basique mais le fait que le narrateur soit masculin – qu’il nous raconte l’histoire, sa relation avec Kate de son point de vue et surtout qu’il interpelle les lectrices que nous sommes en lui racontant des anecdotes et surtout en lui donnant quelques conseils sur les mecs – fait vraiment la particularité de cette romance NA en lui conférant un humour, une légèreté unique.

Drew tient vraiment le récit à lui tout seul. C’est un vrai plaisir de le découvrir à travers ses tentatives pour conquérir la belle Kate. Drew n’a peur de rien, il est sûr de lui, ce qui peut-être par moments très agaçant.

« -Mon Dieu, bébé, j’y suis presque.
Faisons un arrêt sur image pendant une seconde.
Pour ces dames qui m’écoutent, laissez-moi vous donner un petit conseil : si un type que vous venez tout juste de rencontrer dans une boîte vous appelle bébé, mon coeur ou mon ange, ou tout autre mot affectueux générique… ne faites pas l’erreur de penser que quand il s’intéresse à vous, il pense à des petits noms d’animaux. C’est parce qu’il ne peut pas ou se moque de mémoriser votre prénom… et aucune fille ne veut être appelée par un nom qui n’est pas le sien lorsqu’elle est à genoux en train de vous sucer dans les toilettes pour hommes. Alors, par mesure de sécurité, j’ai dit bébé. Son vrai nom ? C’est important ? (page 12)

Et autant il peut être agaçant, autant il peut être émouvant et attachant. J’ai particulièrement aimé sa manière de dire qu’il avait la « grippe » pour parler de son chagrin d’amour pour Kate ! Cela m’a fait vraiment sourire et je l’ai trouvé très attendrissant…

« – Mon Dieu, oh mon Dieu !
Je souris tous en accélérant le rythme.
– Ce n’est pas Dieu qui te baise, là, bébé.
Oui, je suis amoureux, mais c’est toujours bien moi, ici.
– Drew… Drew… oui… Drew !
Vous ne pensiez pas que j’allais commencer à cracher des phrases écoeurantes de douceur, des phrases de trou de cul, si ? Désolé de vous décevoir.
En plus, j’aime bien le mot baiser. Il implique un certain degré de chaleur, de passion et il est explicite. Si le Congrès avait demandé à Bill Clinton s’il avait baisé Monica Lewinski, la question ne se serait même pas posée de savoir de quoi ils pouvaient bien parler, non ?
De toute façon, ce que vous dites quand vous baisez n’a pas beaucoup d’importance. Ou comment vous le faites. Lent et doux ou rapide et violent – ce sont les sentiments qui se cachent derrière qui lui donnent sa signification. Qui veulent tout dire.
Mon Dieu, je suis éveillé ou quoi ? Vous n’êtes pas fier de moi ? Vous devriez l’être. (page 332)

Mais évidemment, comme tous les mecs, notre Drew réagit parfois aussi bêtement au point de se fourrer lui-même dans les ennuis ! Là, on a envie de l’attraper par les épaules, de le secouer, de lui hurler que c’est un abruti et de le gifler. Oui, le gifler tout à fait, car quand Drew fait l’abruti, il peut se montrer très cruel dans ses propos et hyper blessant !

Ceci dit, il n’a pas n’importe qui en face. Kate est une jeune femme ambitieuse qui veut réussir professionnellement et s’imposer dans la société qu’elle a rejoint, quand bien même elle doit pour cela rivaliser directement avec le fils du big boss ! La compétition entre eux est réelle, intense, jouïssive. L’occasion est trop belle, Kate refuse de se laisser marcher sur les pieds, de laisser l’avantage au « fils du patron ».
S’il cherche à la déstabiliser, elle lui rend coup sur coup.

Le duo fonctionne très bien : qu’ils soient dans la simple compétition pour décrocher un contrat, qu’ils se cherchent par jeu, qu’ils se déchirent ou qu’ils s’aiment, le duo Drew/Kate fonctionne à merveille.

Contexte : à chaque fois qu’un adulte dit un gros mot devant Mackenzie, la nièce de Drew, la personne doit mettre un dollar dans le pot de la petite fille. Autant dire qu’avec Drew, à la vitesse où le pot se remplit, il y aura de quoi payer les études de la petite quand elle ira à l’université ! La scène dont est extrait le passage ci-dessous se situe après la première rencontre entre Kate et Mackenzie.

« Elle colle son visage sur l’ouverture du pot et lève la tête en fronçant les sourcils.
– Hum… oncle Drew ? Les gros mots ne coûtent plus un dollar. Ils coûtent dix dollars maintenant.
– Dix ? Depuis quand ?
Elle est toute excitée.
– C’est Kate qui a eu l’idée. Elle dit que la maconomie est mauvaise.
Qu’est-ce que c’est que ce mot ?
– Elle dit que ça s’appelle in… in…
– Inflation, termine Alexandra avec un sourire.
– Ouais, c’est ça !
Inflation. Génial. Merci, Kate.
Je lève les sourcils en direction de Mackenzie.
– Vous prenez la carte American Express ?
Elle rit. Je paie mon amende en espèces. » (page 292)

« – Je t’aime, oncle Drew.
Vous avez déjà bu du cognac ? Habituellement, je préfère le whisky. Mais un bon verre de cognac vous réchauffe partout, de l’intérieur. C’est l’état dans lequel je me trouve à cet instant présent.
– Je t’aime aussi, Mackenzie.
Elle se recule.
– Tu sais quoi ?
– Quoi ?
– Kate m’a demandé ce que je voulais faire lorsque je serai grande. Je hoche la tête.
– Et tu lui as dit que tu voulais être une princesse ?
Son front se plisse joliment et elle secoue la tête.
– Je ne veux plus être une princesse.
– Bon, c’est un soulagement. Que veux-tu faire, alors ?
Elle sourit.
– Je veux être banquier.
– C’est un choix fantastique. Qu’est-ce qui t’a fait changer d’avis ?
Elle joue avec le col de ma chemise et répond : 
– Eh bien, Kate est une immense banquière. Et tu as dit que tu serais fier de moi si je suis comme elle. Alors, c’est ce que je veux être.

Après avoir digéré ses mots, je lui demande sérieusement :
– Mackenzie ? Est-ce que tu as dit à Kate que j’avais dit que je voulais que tu grandisses pour lui ressembler ?
Vous voyez ce sourire ? Ce n’est pas celui d’une enfant de quatre ans. C’est, mesdames et messieurs, le sourire d’un génie.
– Oui.
Je ferme les yeux et je ris. Je ne peux pas croire que je n’y ai pas pensé moi-même. Mackenzie est l’arme parfaite. Mon propre bébé. Toute résistance est inutile. » (pages 296 – 297)

Le lecteur passe un bon moment du début à la fin avec ce roman et ne s’ennuie jamais. La romance reste simple et sans surprise, l’auteur arrive à nous convaincre non seulement par une narration pétillante et légère mais aussi par la qualité du duo que nous proposent Drew et Kate. A aucun moment, les réactions semblent disproportionnées ou surjouées. A chaque comportement, l’auteur répond de manière appropriée et réaliste.
Ainsi, quand Drew fait l’abruti avec Kate et lui balance avec cruauté des paroles blessantes uniquement parce que sa fierté en prend un coup, Kate ne va pas retomber dans ses bras immédiatement comme une fleur aux premières excuses de Drew. Non, c’est tout le contraire !

Kate est une jeune femme forte et intelligente. Un personnage féminin qui n’a rien d’une écervelée et qui ne pardonne pas facilement au premier sourire et au premier « je suis désolé ». Elle est loin d’être naïve et aime aussi avoir le contrôle de la situation. D’ailleurs, ce qui m’a étonné le plus avec elle finalement, c’est qu’avec Drew, elle n’hésite pas à montrer son vrai visage alors que ce n’était pas l’image qu’elle véhiculait au début du roman lorsqu’elle était fiancée à un autre.

book ornement

Finalement, l’intelligence de l’auteur pour ce roman NA, c’est de s’être démarquée des autres en adoptant un ton résolument plus drôle pour aborder sa romance et surtout de donner la parole à un homme, pour une fois ! Elle réussit tellement bien son pari qu’on a vraiment l’impression que le récit à été écrit par un homme, tellement les réflexions et les conseils qui nous sont donnés par Drew au fil du récit sont criants de vérité ! Parfois, j’avais vraiment l’impression de retrouver Chéri dans les paroles de Drew (voir notamment le passage où Drew précise qu’il est un fils à sa maman en page 242). On peut vraiment dire qu’Emma Chase a parfaitement cerné ces messieurs pour nous servir leurs bons et leurs mauvais côtés dans un récit bourré d’humour et de sincérité !

Pour moi, ce récit est juste PARFAIT ! J’ai vraiment adoré suivre Drew dans ses tentatives pour conquérir Kate et surtout pour soigner cette grippe terrible qui le cloue au lit dès le début du roman ^^

Le tome 2 sortira en novembre prochain aux Editions Hugo NewRomance. Mais j’étais tellement impatiente que je l’ai commandé en VO ! D’ailleurs, mes amis, il est temps pour moi de vous laisser et de retrouver ce duo infernal pour la suite de leurs aventures !

emo coup de coeur 3

Les points + :

  • La narration : Drew est parfait dans ce rôle !
  • Le style d’écriture complètement décomplexé : drôle, ironique, léger !
  • Un duo de personnages qui fonctionne parfaitement !

Les points – :

Absolument rien. Et sans exagération !

Les avis des copinautes qui l’ont lu : iwry, Mycoton, Belledenuit, Karline, fangtasia et bien d’autres encore sur la page BBM du livre sur Livraddict :

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Commentaires

  1. Coucou ! J'ai vu ta chronique il y a quelques jours sur ce roman et je me suis dit "Pourquoi pas ?" Du coup en passant à la Fnac j'ai trouvé par hasard et hop je l'ai acheté ! :) J'espère que j'aurai le même coup de coeur que toi et qu'il me procurera les mêmes sensations ;) 10 juillet 2014 18:03

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22 décembre 2016 09:15