Mon ami Ben

Titre VF : Mon ami Ben
Titre VO : A friend like Ben

Auteur : Julia Romp (UK)

Publié aux Editions JC Gauwsewitch
Date de publication : 20 mai 2011

Genre : Témoignage

Pages : 350

Lu en ebook (disponible en epub et en format kindle à 8,99 €)

Prix papier : 22,20 €
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Note


Présentation de l’éditeur


Comment communiquer la joie de vivre à son enfant lorsqu’il est atteint d’autisme ?
C’est la question à laquelle se heurte, Julia, mère célibataire londonienne en élevant George, son fils de neuf ans, qui montre une grande violence envers les autres en général, et sa mère en particulier.
L’arrivée d’un chaton aussi seul et perdu que lui va permettre au petit garçon de s’ouvrir aux autres et rendre à sa mère tout l’amour qu’elle lui a donné. Mais, un jour, cet équilibre retrouvé bascule. Laissé seul durant quelques jours, le chat Ben s’échappe. George se replie alors irrémédiablement sur lui-même tandis que Julia, sa mère, va se livrer à une quête désespérée pour retrouver le seul être capable de donner le sourire à son fils. Six mois passeront sans entamer sa volonté, et elle devra traverser le pays malgré la neige et les centaines de kilomètres, pour pouvoir enfin déposer Ben dans les bras de son fils pour Noël.
Un témoignage bouleversant prouvant une nouvelle fois combien l’amitié entre l’homme et l’animal peut faire des miracles.


Mon avis

Je ne lis pas souvent de témoignage, un genre qui ne m’attire pas plus que cela, sauf quand le sujet m’interpelle. Et ce fut le cas avec Mon ami Ben. J’avais très envie de découvrir comment l’amitié, l’amour d’un petit animal pouvait faire des miracles et changer la vie d’un jeune garçon autiste. En tournant la dernière page, j’étais très émue par cette lecture, la larme à l’oeil. Je signe avec ce témoignage mon premier coup de coeur de l’année 2013

Depuis la naissance de son fils, George, Julia est complètement désemparée. Celui-ci ne se comporte pas « comme un petit garçon normal ». Entre les pleurs, le fait qu’il ne dorme pas assez ou ses crises en public, c’est Julia que l’on pointe du doigt en tant que mauvaise mère alors qu’elle est persuadée que quelque chose cloche chez George. A l’âge de 10 ans, ce dernier en en fin diagnostiqué : George est autiste.
C’est à la même époque que Ben entre dans leur vie : Ben, un chat errant, qui a élu domicile dans le jardin de Julia et qui ne se laisse pas approcher. Jusqu’au jour où elle parvient à le capturer et à l’emmener chez le vétérinaire. Après quelques semaines, le vétérinaire prévient Julia que le chat n’est pas pucé et que personne n’est venu le réclamer. Il lui propose de passer lui dire bonjour avec George.
Et là, un miracle se produit, entre Ben et George semble se créer un lien puissant et une étincelle brille dans les yeux de son fils. C’est décidé, Ben fera partie de leur famille.
Plus les mois passent et plus le comportement de George change, Julia et son fils arrivant enfin à communiquer via le « parler-chat ».
Mais 2 ans plus tard, alors qu’ils sont en vacances, Ben s’enfuit. Pour George, c’est une catastrophe. Il se referme de nouveau sur lui-même. Julia va alors tenter le tout pour le tout pour retrouver Ben et le ramener à George.

*****

Difficile de vous présenter mon avis sur ce témoignage de la façon habituelle. Il n’y a vraiment rien qui m’a déplu dans ce livre et je me vois mal dresser un bilan des points positifs et négatifs alors que cette histoire est réelle et qu’elle m’a beaucoup touchée.

Ce témoignage est divisé en trois parties : la vie de Julia et George avant Ben, l’arrivée de Ben dans leur vie et la disparition de Ben. 

La première partie se concentre sur la vie avant Ben et les difficultés de Julia à faire reconnaître les différences de son fils. Depuis la naissance de celui-ci, son instinct lui dit que quelque chose ne va pas avec George, elle a cette impression qu’il reste un « étranger » qui refuse tout contact avec elle. Elle consulte plusieurs spécialistes qui lui disent tous la même chose : il n’y a aucun souci avec votre fils, c’est vous qui ne faites pas ce qu’il faut pour qu’il se comporte bien.
J’ai senti toute la détresse de Julia qui non seulement ne savait pas quoi faire pour aider son fils au mieux mais en plus, qui doit supporter le regard des autres, les jugements des gens qui la considèrent comme une mauvaise mère qui est incapable d’élever correctement son enfant.
J’ai eu de gros pincements au coeur à plusieurs reprises, notamment quand elle raconte sa tristesse quand on lui annonce que George ne pourra pas participer au spectacle de fin d’année en raison de son comportement turbulent.

 « Au mois de décembre de la seconde année de George à l’école, il avait alors cinq ans et demi, on me dit qu’il ne participerait pas au concert de Noël parce que s’il faisait une crise cela gâcherait la soirée. Je savais que George ne s’apercevrait pas qu’il avait été exclu de cet événement, mais cela me blessa, réaction normale de la part d’une mère, après tout ».

La seconde partie concerne l’arrivée de Ben dans leur foyer. Cette partie est une véritable bouffée d’oxygène dans ce témoignage car on sent à quel point ce petit chat met de la vie dans leur quotidien pour la changer du tout au tout. J’ai toujours su que les animaux sont des êtres plus intelligents qu’ils ne le laissent paraître, ils en deviennent aussi plus humains que nous-mêmes.
Ben se fiche pas mal que George soit différent des autres, pour lui, il est TOUT. Il le suit partout, joue avec lui, lui fait des câlins, bref Ben est l’ami que George n’a jamais eu.
Encore une fois, voir cette relation entre Ben et Georges se mettre en place m’a vraiment touchée. Voir les changements qui s’opèrent chez George alors qu’il était si renfermé et plein d’agressivité, tout cela grâce à une petite boule noir à 4 pattes, ça m’a donné le sourire à plusieurs reprises.
De plus évidemment, on ne peut pas passer  côté de la manière dont Julia parle de Ben dans le récit, non seulement pour le bien être qu’il apporte à son fils, mais aussi en racontant des anecdotes, des petites manies du chat et là croyez-moi que je me suis retrouvée à fond dans le récit. Chien ou chat, peu importe, finalement c’est tout l’amour qu’ils nous apportent et qu’on leur donne qui compte. J’ai été aussi rassurée de voir que je ne suis pas la seule à parler des heures pour raconter les péripéties de mon chien, et mine de rien, ça rassure un peu !

Evidemment, comme vous vous en doutez, la dernière partie a été vraiment très douloureuse à lire. Je la redoutais vraiment car je savais qu’à un moment ou l’autre, j’allais pleurer et de fait, j’avais raison. Cette partie a été très éprouvante à lire. Non seulement j’imaginais qu’elle serait ma perte si mon Jackie venait à s’enfuir, comme Julia, je repenserai à tous ces petits moments qui font que la vie avec lui est juste parfaite, même à ses petites manies qui ont le don de m’agacer, mais en plus l’histoire prend de l’ampleur avec toute la souffrance de George, qui va se refermer sur lui-même de nouveau.
Julia va alors faire tout ce qui est humainement possible pour le retrouver, même plus de 4 mois après elle ne perd pas espoir car pour elle, Ben est son seul « moyen » de pouvoir communiquer avec son fils et de le voir épanoui.
J’ai également été très affectée de voir que même dans pareils moments, la méchanceté n’a aucune limite, profondément choquée de lire que certains n’hésitaient pas à appeler Julia pour la prévenir qu’ils avaient retrouvé Ben, mais qu’ils allaient le garder et que jamais elle ne le reverrai. Je trouve ça ignoble, mais à quoi pensent donc ces gens sans coeur ?
 
« — Julia Romp ? fit une voix stridente – on aurait dit un fou, il se mit à glousser nerveusement. On a trouvé Benny Boo, Julia ! Il est ici avec nous. Dans notre appart. Il est noir avec une cravate blanche et il est ici. On l’a trouvé et on va le garder, vous ne le reverrez jamais ! Et la voix éclata de rire. Un rire de fou. Soudain George s’effondra par terre ».

En bref, ce témoignage m’a complètement bouleversée. Outre l’aspect relation enfant/animal qui m’avait irrésistiblement donné envie de lire le livre, j’ai reçu une fameuse claque. L’autisme, je le connais très mal et pour tout vous avouer, ça me fait peur. Même si on ne peut pas à proprement parler de « maladie », l’autisme est indétectable avant la naissance et même après, il faut plusieurs années avant de pouvoir poser un diagnostic. Et forcément, quand je pense avoir un bébé, je pense aussi qu’il pourrait y avoir un risque qu’il le soit. Ce sujet est très sensible chez moi, car non seulement je ne pense pas être capable de pouvoir avoir la patience de gérer une enfant autiste (je vous renvoie à cet effet à mon article bonnes résolutions où je vous explique en long et en large comment je n’arrive pas à gérer mon stress au quotidien, surtout au travail, alors avec un enfant qui demande une attention constante, autant dire que je friserai la crise de folie). Mais en plus, je ne pense que je pourrais gérer le regard des autres et supporter les réflexions que se prend Julia et même George à longueur de temps.
C’est sur ce point-là que le roman m’a surtout fait réfléchir. Combien de fois ne nous sommes pas retourner dans la rue ou dans un commerce avec ce regard lourd de reproches sur des enfants difficiles qui courraient, criaient, faisaient une crise et en pensant tellement fort pour que ça revienne à l’oreille de leurs parents qu’ils étaient mal élevés ? 
Mais au fond si c’est vrai pour une grande majorité, il y a des enfants comme George, qui sont différents, et qui subissent ces reproches, ces regards, ces jugements et en souffrent. Mais aussi leurs parents. Et qui sommes-nous pour pouvoir juger sans connaître les gens, leur histoire, leur passé ? Sincèrement, j’y réfléchirai à deux fois avant d’avoir un jugement hâtif car on ne peut jamais savoir…

« Comme George n’avait rien d’un enfant anormal à première vue, les étrangers ne se privaient pas de faire des remarques à haute voix sur son compte quand ils estimaient qu’il se comportait mal.
— Comment sa mère accepte-t-elle qu’il se conduise comme ça ? C’est lamentable ! les entendais-je dire quand il était étendu par terre à donner des coups de pied et à hurler.
— Les parents d’aujourd’hui ne savent pas élever leurs enfants.
— Mais regarde-moi ce gamin, c’est un vrai monstre !« 


Je ne vous cacherai pas non plus que j’ai eu un grand coup de coeur sur Julia Romp qui représente pour moi l’exemple même de la bonté et de l’altruisme. Elle sacrifie sa vie pour son fils chaque jour, essayant de lui apporter tout ce qu’il faut pour qu’il soit heureux et qu’il puisse mener une vie la plus normale qu’il soit. Mais c’est aussi quelqu’un qui pense à la communauté, en essayant d’organiser des activités avec son voisinage pour mettre une bonne ambiance et rapprocher les gens, et tout cela bénévolement. Et alors qu’elle est désespérée de retrouver Ben, dès qu’elle voit un chat errant que les gens prennent pour Ben, elle prend soin de les conduire chez le vétérinaire ou à la SPA pour qu’on puisse retrouver leur propriétaire ou leur dégoter un nouveau foyer. Cette femme est un ange tout simplement.

En conclusion, je ne peux vous conseiller que de lire ce témoignage qui m’a beaucoup touchée, non seulement avec la relation fusionnelle qui existe entre ce petit garçon incompris de tous et un chat mais aussi pour apprendre un peu plus de tolérance et parfois de fermer sa bouche avant de parler, car si les a priori ont la dent dure, ne tiens qu’à nous de les changer et d’arrêter de juger tout le monde tout le temps comme nous le faisons tous perpétuellement, vous et moi aussi. On ne connaît pas l’histoire des gens et nos remarques peuvent blesser. 

Un livre émouvant qui m’a arraché quelques larmes, aussi bien de joie que de tristesse. Un superbe témoignage à lire absolument !



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Commentaires

  1. Ce livre me fait très envie car je connais bien l'autisme (je garde en baby sitting depuis 4 ans un jeune garçon autiste c'est vraiment une expérience extrêmement enrichissante) mais le côté émouvant me freine un peu ... je suis un peu du genre à pleurer du début à la fin j'ai peur que ça me gâche la lecture :-s (j'ai deux petits chats que j'aime autant que tu aimes Jack ^^) Pour la méchanceté des gens, malheureusement, c'est révoltant mais réel, quand je me promène avec le garçon que je garde et je vois le regard des gens, leurs réactions ... il faut vraiment être habituée. Je me retrouve à 100% dans ta partie questionnement, avoir un enfant autiste etc ... le vivant régulièrement, ca m'angoisse aussi, je te rassure tu n'es pas la seule :-) (je me demande souvent comment fait la maman, qui est mère célibataire !!) Bon dimanche :-) 13 janvier 2013 12:19

  2. Wow ce livre à l'air vraiment super! Tu viens de me faire découvrir un ouvrage qui a vraiment l'air très beau! Hop direct dans ma Wishlist! Merci :3 23 février 2013 00:34

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2 juillet 2016 05:55