Anita Blake, tome 1 : Plaisirs Coupables

Titre VF : Anita Blake, tome 1 : Plaisirs Coupables

Titre VO : Guilty Pleasures

Auteur : Laurell K. Hamilton (USA)
Traduction de Isabelle Troin

Publié aux Editions Milady (Bit-Lit)
Date de publication : 06 mars 2009

Genre : Bit-lit

Pages : 382

Prix : 7,10 €
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Note




Quatrième de couverture


Mon nom est Blake, Anita Blake. Les vampires, eux, m’appellent « L’Exécutrice » et par égard pour les oreilles les plus chastes, je ne vous dirai pas comment, moi, je les appelle. Ma spécialité, au départ, c’était plutôt les zombies. Je relève les morts à la nuit tombée pour une petite PME. Ce n’est pas toujours exaltant et mon patron m’exploite honteusement, mais quand on a un vrai don, ce serait idiot de ne pas s’en servir. Tuer des vampires, c’est autre chose, une vieille passion liée à des souvenirs d’enfance. Depuis qu’ils sont officiellement reconnus et ont pignon sur rue, ils se croient tout permis. Certes, il y en a des charmants, voire très sexy, mais il il y en a aussi qui abusent. Ceux-là, je mes élimine. Rien de tel pour garder la forme : ça vous fouette le sang !

Mon avis

Il était temps que je lise cette saga puisqu’elle est un peu le précurseur de la bit-lit et aussi la première saga publiée chez Milady. J’en avais beaucoup entendu parler, ainsi que de ses personnages, des scènes assez olé-olé qui la composent et c’était confiante que je partais pour la lecture du premier tome ! Mais force est de constater que j’en attendais sans doute beaucoup et qu’au final, je suis un peu déçue…

Anita Blake est une réanimatrice, elle relève les morts et en a fait son métier. Mais elle est également tueuse de vampires et vu qu’elle ne les aime pas, ça ne lui pose aucun souci de leur planter un pieu dans le coeur.
Dans ce premier tome cependant, les choses risquent de se compliquer pour la belle tueuse qui va devoir – contrainte et forcée – collaborer avec ces derniers. Disons plutôt que le Maître des vampires – Nikoleas – a su fournir les arguments pour obliger Anita à mener l’enquête pour eux et découvrir qui assassine sauvagement les plus éminents membres de son espèce.

***** 

Il me tardait de rencontrer cette Anita dont j’entendais parler partout, ainsi que son acolyte Jean-Claude, leurs parties de jambes en l’air et bien sûr la castagne avec les vampires ! Et à mon avis, je les attendais trop, ce qui fait que finalement après avoir lu le premier tome, l’euphorie attendue pour cette saga n’est point au rendez-vous.

Tout d’abord, il faut dire que j’ai eu beaucoup de mal à me faire au style de l’écriture. Contrairement à d’autres narratrices de bit-lit, Anita Blake ne se raconte pas aussi bien. Le texte manque de fluidité, la tournure des phrases n’est pas toujours aisée et en plus si les erreurs de traduction s’en mêlent, je cale, je bloque, bref je n’arrive pas à me focaliser sur l’histoire (Pour les erreurs de traduction, je ne relève pas ce point généralement dans mes chroniques mais quand on finit par mettre un nom de personnage par un autre et qu’on arrive avec une phrase genre Nikoleas sauta sur lui et mordit le cou de Nikoleas, ça n’aide en rien à visualiser ce qui se passe, que du contraire !)

Une fois que je me suis fait au style, je dois dire que j’ai eu plus facile à entrer dans l’histoire… bien que l’univers reste un peu différent de mes univers bit-lit préférés.  
Il y a des éléments qui m’ont plus, d’autres moins…

Tout d’abord, j’ai beaucoup aimé que le coming-out des vampires se fasse par le biais de la Justice. Comme vous le savez, le système judiciaire anglo-saxon ne fonctionne pas comme notre système. Pour eux, une décision de justice (qu’on appelle « précédent ») a en quelque sorte plus de valeur qu’une loi. Ainsi, quand une décision de justice tombe, elle forme un « précédent » que les autres tribunaux sont obligés de suivre.
Eh bien dans Anita Blake, j’ai vraiment aimé l’idée que l’existence des vampires soit reconnue par un précédent déterminant ce qu’est la vie et la non-vie
Dans le même esprit, Anita Blake nous dévoile que dans sa mission de tueuse de vampire, elle ne peut le faire que si elle a obtenu un mandat en justice pour tuer tel ou tel vampire.

J’ai trouvé cette approche très intéressante et forcément en tant qu’avocat/juriste, ce sont des éléments qui m’interpellent et ont tout pour me séduite !
Ceci étant dit, malheureusement, j’ai trouvé que ça restait très peu exploité, surtout le volet « mandat pour tuer un vampire ». On ignore vraiment quels sont les droits des créatures de la nuit et s’ils sont soumis aux mêmes règles que les humains, notamment vis-à-vis du fait de répondre devant la Justice d’éventuels dérapages au niveau de leurs habitudes alimentaires… et quid du fait qu’ils n’hésitent pas à hypnotiser les humains pour en faire ce qu’ils veulent ? Un tel comportement ne devrait-il pas être sanctionné ? Y a-il un précédent ou une loi qui se soit déjà arrêtée sur cette question ?

Ensuite, je dois bien avouer que j’ai eu du mal à entrer dans l’univers tout simplement parce qu’on est loin d’un monde « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ». Attention, je ne dis pas que c’est quelque chose de vraiment négatif mais quand on l’habitude de lire en bit-lit et en romance paranormale des histoires avec des gentils vampires qui, dans leur grosse majorité, respectent les humains, quand on débarque dans un univers où c’est clairement le contraire, on est quelque peu déstabilisée et il faut se ré-habituer à rencontrer des bêtes à crocs qui ne sont pas forcément là pour sauver une damoiselle en détresse en lui comptant fleurette !

Du coup, retrouver des vampires pas forcément sympas –  avec à leur tête une espèce de folle complètement barrée qui fait vraiment peur et est si puissante qu’elle arrive à vous cacher des trucs sans même que vous vous en rendiez compte et juste sous votre nez en plus ! –  ne fut pas chose aisée. Il est vrai que je les préfère mignon, gentil et avec un tempérament chevaleresque, mettant ses crocs au profit de ma protection et non pas sous mon cou en me sussurant à l’oreille qu’il est capable de me mordre quand il veut et faire de moi son esclave à vie jusqu’à ce qu’il en ait marre et en choisisse une autre…
Mais bon, comme je l’ai dit, je ne considère pas ça comme quelque chose de négatif, si les vampires étaient tout le temps des bisounours, ça se saurait, n’est-ce pas ! (puis, j’imagine que Bram Stoker n’a jamais imaginé Dracula comme un bisounours non plus ^^), c’est juste qu’il faut le temps de s’y faire et de s’adapter à un univers vampirique assez violent.

Parce qu’il n’y a pas que les vampires en plus qui m’ont fiché la trouille dans ce premier tome d’Anita Blake, il y a les rats-garous aussi ! Et là, autant vous dire que j’ai trouvé ça vraiment dégueulasse et que j’ai eu envie de refermer le livre à leur première entrée en scène tellement je trouvais la scène trop horrible et dur pour ma sensibilité à fleur de peau. Non seulement je n’aime pas les rats (les souris aussi, bref, tout ce qui a une longue queue rose – et pas de boutades à ce sujet, vous savez de quoi je parle hein ^^), mais là les imaginer à des tailles humaines, s’approchant doucement d’Anita, j’en ai eu des sueurs froides (pour vous dire, quand je vais à Disneyland Paris, j’évite l’attraction, Chérie, j’ai rétréci le public, vous savez le moment avec les souris… ben moi je saute sur mon fauteuil et je hurle très fort quand ça arrive !). En fait, en écrivant ces lignes, je me rends compte qu’entre les rats/souris et les araignées, je ne sais plus trop lequel arrive en premier au top de mes phobies…

Enfin bref, il y a vraiment des trucs assez flippants dans ce premier tome et visiblement suite à mon commentaire sur mes vidéos du Bulletin du lundi, vous êtes plusieurs à me dire que ça ne s’arrange pas dans les prochains tomes, j’en frémis déjà… d’horreur !

Sinon, en ce qui concerne la trame principale, donc à savoir notre Anita contrainte et forcée d’aider les vampires à trouver qui décime leurs rangs en tuant les membres les plus imminents, globalement on peut dire que ça m’a plu. J’ai mis du temps à entrer dedans (le style, les rats-garous, tout ça tout ça…) mais une fois que j’ai passé la première moitié du récit, j’ai apprécié ce que je lisais, le fil de l’histoire bourrée d’action, les interactions entre les personnages.

J’attends encore beaucoup des prochains romans pour étoffer l’univers d’Anita Blake, aussi bien en ce qui concerne son volet tueuse de vampires que celui de réanimatrice, car pour moi on reste encore trop en survol

Sinon, petit bonus que j’ai particulièrement apprécié (avant d’aborder un point qui m’a vraiment agacé ^^), c’est les sous-titres des romans. Je ne sais pas si ça se vérifie pour tous les livres mais je sais que pour le tome 1 (Plaisirs Coupables) et le tome 3 (Le Cirque des Damnés), le sous-titre correspond à un nom d’un bar, d’un endroit très prisé du District, à savoir des quartiers fréquentés par les vampires. C’est peut-être bête mais je trouve personnellement ce genre de détails très accrocheur !

Concernant le détail qui agace, mais alors qui agace très fort, j’ai un peu l’impression de m’être fait avoir par tous les commentaires et par la couverture qui disaient qu’Anita Blake était une saga où il y avait trop de sexe et compagnie.
Toute naïve que je suis, je pensais que ce serait dès le premier tome (ce n’est pas rare que ça arrive dans d’autres sagas, Cat et Bones quoi !) qu’Anita allait s’envoyer en l’air avec Jean-Claude ! Qu’elle ne fut pas ma déception de voir qu’en plus de ne rien avoir à ce niveau-là à se mettre sous la dent (non, non, je ne suis pas encore une obsédée qui ne lit un livre que pour le sexe, mais je ne crache pas dessus ^^), il n’y a même pas eu un début de bisou échangé ou encore à tout le moins des petits papillons dans le ventre chez Anita capable de me retourner les intestins à moi aussi !
Certains m’ont dit que je regretterais sans doute mes propos vers les tomes 10 et suivants de la saga en priant pour mettre fin aux aventures orgiaques (perso, j’aurais dit orgiesque mais Wiktionnaire n’a pas l’air d’accord avec moi), mais voilà en attendant, je reste sur ma faim !

Autre petit bémol sur l’intrigue, spécialement la fin, je dois dire que je n’ai pas été surprise par le dénouement de l’histoire… cela faisait déjà quelques dizaines de pages que j’avais tout compris sur le coupable et vu la simplicité de la chose, je me suis étonnée qu’une tueuse/réanimatrice/enquêtrice comme Anita n’y voit que du feu jusqu’à l’instant crucial !


Venons-en aux personnages

Tout d’abord, Anita Blake, Tueuse de Vampire et réanimatrice. Je dois dire que quand on utilise le terme de « tueuse de vampires », j’ai le réflexe Buffy directement. En clair, ça signifie que toute héroïne qui se prétend tueuse de vampires est comparée à la plus célèbre tueuse de vampire, alias Buffy Summers
Et c’est peut-être une erreur de ma part, car force est de constater qu’Anita n’est pas Buffy (a contrario, j’avoue que si Laurell K. Hamilton avait calqué son héroïne sur notre Buffy, je lui aurais sans doute reprocher d’avoir copié et de ne pas avoir pu donner une identité propre à son héroïne… Oui, je suis pleine de paradoxes comme fille et j’aime ça ^^).

Dès lors, c’est vrai que je m’attendais à voir une héroïne avec des capacités surhumaines qui lui permettent de dégommer les vampires, une héroïne tellement pleine de courage et de détermination qu’elle fonce tête baissée vers l’ennemi, bref une Buffy quoi ! 

Mais Anita n’a rien de tout cela
: elle est humaine, elle a bien sûr des pouvoirs mais en relation avec son pouvoir de réanimatrice et n’a donc aucune force surhumaine lui permettant de venir à bout d’un méchant vampire après une chorégraphie chronométrée de 2 minutes 50 ! De plus, sans dire qu’elle n’est pas courageuse, j’avoue qu’une tueuse de vampires qui a quand même un peu (beaucoup) peur des vampires, ben pour moi ça le fait pas trop. Je comprends qu’elle ait été en quelque sorte traumatisée par une précédente attaque de vampires… Mais bon, Buffy aussi, elle est même morte durant la première saison, mordue par le Maître, et elle les a quand même dégommés sans montrer ne serait-ce qu’une goutte de peur dans les 6 saisons qui ont suivi (bon peut-être pas forcément durant la saison 6 mais c’était une saison bizarre, retour post-mortem tout ça, fallait le temps qu’elle se ré-adapte. Et pour la saison 7, elle avait les chocottes ok, mais ce sont pas des méchants vampires qu’elle doit affronter, c’est quand même le Mal absolu… et elle l’a eu, non ?) 

En plus, j’adorais l’humour de Buffy, c’est petites phrases sorties de nulle part, pas forcément drôles, mais qui vous arrachaient un sourire, sa répartie… et je n’ai pas retrouvé cette même verve au niveau des dialogues chez Anita. D’autres héroïnes de bit-lit, comme Charley Davidson pour citer la plus récente, m’ont fait beaucoup plus sourire que cette chère Anita. Nous verrons bien ce qu’il en sera dans les prochains tomes !

Pour finir, ça va peut-être vous faire sourire, mais j’ai un gros souci avec Anita et le fait qu’elle n’aime pas le petit chien de sa voisine, un loulou de Poméranie, nommé Mayonnaise. Sans être fan de ce nom ridicule que je trouve beaucoup trop long pour un chien (à la limite, Ketchup aurait fait un plus bel effet !), tout le monde sait que j’aime les chiens, et en particulier les spitz. Et il s’avère que l’autre nom du loulou de Poméranie, c’est le spitz nain, le plus petit des spitz (nain, petit, moyen, grand et loup). Et comme vous le savez, mon Jackie d’amour est un spitz… bon vu qu’il est entre deux tailles, on sait pas trop s’il est petit spitz ou moyen spitz, bref… En gros, c’est un spitz, j’aime les spitz, Anita n’aime pas les spitz, donc je n’aime pas Anita. CQFD, la messe est dite !

Je reconnais cependant que cette chère Anita est bourrée de qualités comme le fait d’être loyale en amitié et de tout faire pour éviter à ses amis une mort certaine de part son activité de tueuse mais voilà, les éléments qui m’ont été fournis dans ce tome 1 ne sont pas suffisants pour qu’elle entre dans le panthéon de mes héroïnes de bit-lit adorées (jusqu’ici, il y a Charley, Betsy, Sarah Dearly, Merit, Cat (cela va sans dire)).

Je ne pourrais hélas pas vous parler du beau mâle de l’histoire dont toutes les filles crient le nom à tue-tête (et quel nom, s’il vous plaît, perso j’arrête pas de penser à Van Damme ^^), je veux bien sûr parler de Jean-Claude. Je ne peux rien vous dire parce qu’à part venir faire un petit coucou, faire un drôle de truc magique à Anita qui devient peu à peu une sorte d’esclave/serviteur personnel (bon, y a de sérieux avantages quand même, mais il aurait pu lui demander hein ! c’est quand même la moindre des choses, je crois !), et c’est fini, on entend plus parler de lui. Apparemment, il devrait avoir un rôle plus important à jouer dans la suite (vu ce qu’on m’a dit)  vu la fin de l’histoire du premier tome et je vous en parlerai donc plus prochainement !

Il y a d’autres personnages qui m’ont plu comme Edward, le « chasseur de vampires/tueur à gage », ami (enfin, comme quelqu’un en qui vous n’aurait jamais confiance peut l’être) d’Anita. Il est fonceur, bagarreur, sait ce qu’il veut et ce qu’il veut, c’est tuer des vampires. Je n’ai pas ressenti cette crainte/peur profonde qu’Anita a vis-à-vis des vampires, ce n’est d’ailleurs pas pour rien qu’on l’appelle la « Mort ». J’ai vraiment hâte de retrouver ce personnage dans les prochains tomes !

Conclusion

En bref, je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé ce premier tome d’Anita Blake. C’est juste qu’avec tous les commentaires vu à droite et à gauche, j’en attendais mieux. L’univers est intéressant mais reste à développer, tout comme les relations entre les personnages. Le style de l’écriture n’est pas celui que je préfère, mais une fois qu’on s’y fait, on y pense plus et on peut enfin se concentrer sur le plus intéressant : l’histoire !
Je lirai la suite avec plaisir, avec une pression moins forte… Je sais maintenant à quoi m’attendre pour évaluer les prochains tomes de la saga !

J’ai aimé mais sans plus.
Je m’attendais à mieux ! 


Les points + :

  • Un univers assez intéressant, avec l’implication de la justice dans la reconnaissance du statut des vampires.
  • Une intrigue pleine d’action, qui bouge beaucoup.
  • Le sous-titre des romans bien trouvés, en relation avec des endroits très connus des quartiers vampires.
  • Une héroïne qui a du potentiel mais qui ne se dévoile pas assez…

Les points – :

  • Un style d’écriture qui manque de fluidité.
  • Une héroïne trop sur la réserve et qui en plus n’aime pas les spitz !
  • Le final de l’intrigue trop prévisible : le lecteur ne comprend pas pourquoi l’héroïne ne comprend pas plus vite.
  • Un univers qui reste en survol : j’en attends beaucoup plus.
  • L’absence de sensualité, du côté romance dans l’histoire.


Des copinautes l’ont lu et on donné leur avis : Thalia, deliregirl1, Evy, Tessa,  Melisende, Mycoton32, Setsuka, Simi, Maxo0, Priline, Galleane, Benjamin59, Iluze  et d’autres avis encore sur la page BBM du livre sur Livraddict :

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Commentaires

  1. Ce que je préfère retenir de ta chronique c'est que finalement tu as bien aimé l'univers et que tu vas continuer la saga. Je suis une fan de la première heure puisque lu quand c'est sorti chez Milady (bon, deuxième heure puisque la première édition était chez Fleuve Noir). Ca doit influencer la lecture le fait de lire cette bit-lit avant ou après les autres sagas. En tout cas j'adore Anita. Et si les rats-garous t'ont fait une certaine impression ... attends de voir les autres sortes X) Une en particulier X) 27 août 2012 14:45

  2. j'ai regardé sur wikipedia, il y a lus de 21 tomes !!!! T'es pas au bout de tes peine ma pauvre jess lol ! sinon super chronique comme toujours ! 2 septembre 2012 23:42

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19 October 2018 17:26