Le choix d’une vie, tome 1 : Entre rêve et réalité

Titre VF : Le choix d’une vie, tome 1 : Entre rêve et réalité


Auteur
: Astrid Lafleur

 

Publié aux Editions Rebelle (ré-édition)

Date de publication : 10 octobre 2011


Sites Web à consulter
: Site des Editions Rebelle, page Facebook, page facebook de l’auteur


Genre
: Fantastiques, jeunesse


Pages
: 347


Prix
: 18,50 €

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Note

 


Quatrième de couverture.


Deux vies… Deux êtres à part…

D’un côté, Kyara… humaine, brillante étudiante, bien entourée par sa famille et ses amis : Gwen et Marco, sa vie n’est que bonheur jusqu’au jour où d’étranges évènements apparaitront dans son quotidien et, entre autres, des visions…

De l’autre, Kay… mi sorcière mi vampire, elle combat les êtres de son espèce qui agissent contre les mortels, accompagnée de Gaïa, sa meilleure amie sorcière et Meven, son « sauveur » lors de sa transformation et intégralement vampire…


Entre rêve et réalité, comment deux natures aussi différentes réagiront-elles face au choix d’une vie ?


Mon avis


J’avais lu des commentaires pas très élogieux pour cette saga sans pour autant rentrer dans le détail des chroniques. C’est donc avec une certaine appréhension que j’ai commencé ce premier tome de Le choix d’une vie sous le regard très anxieux de l’auteur… Et ma foi, je n’en sors finalement pas déçue mais très surprise par l’originalité de l’histoire.


On suit deux jeunes femmes qui n’ont a priori rien en commun. Kyara est humaine, vit dans une belle maison entourée d’une famille unie et aimante. Elle est étudiante et partage son temps libre avec ses deux meilleurs amis : Gwen et Marco.


Ensuite, Kay, jeune femme mi vampire mi sorcière, elle pourchasse les vampires qui tuent les humains accompagnés de ses amis, Meven (vampire) et Gaïa (sorcière).

Leurs deux vies sont aussi dissemblables que possible jusqu’au jour où Kyara commence à avoir des visions étranges. Finalement, leurs deux destins ne seraient-ils pas liés ?


Il est vrai que l’on pourrait faire quelques reproches
à ce roman (je m’en expliquerai ci-dessous) mais je tenais à signaler qu’il s’agit d’un premier roman d’auteur, qu’Astrid n’a reçu aucun conseil lors de l’écriture de ce dernier et que son idée de départ est loin d’être mauvaise, que du contraire !

Et c’est par ce point que j’aimerais commencer cette chronique : Astrid signe avec ce premier roman une intrigue très originale qui m’a personnellement beaucoup plue. Dès le départ, je me suis demandée où l’auteur m’emmenait avec ses deux héroïnes tellement différentes et si proches l’une de l’autre alors qu’elles ne se connaissent absolument pas, qu’elles mènent deux vies aux antipodes l’une de l’autre. Je n’ai eu de cesse de me questionner sur les liens qui les unissaient, le pourquoi du passage de l’une à l’autre…

 
Et lorsque le moment de l’explication arrive, alors là je suis surprise, étonnée et admirative. Je ne m’attendais pas du tout à cela !

L’histoire est assez addictive, on a envie de savoir le fin mot de l’histoire, et malgré un style par moments lourd, on tourne les pages assez facilement. Autant vous dire qu’une fois que j’ai eu le temps de me concentrer sur ma lecture (rhino-pharyngite quand tu nous tiens !), j’ai lu la dernière moitié de l’histoire en une seule soirée !


Même si l’auteur nous laisse complètement dans le flou au début du roman,  tous à notre recherche des liens unissant nos deux héroïnes, elle arrive à nous distiller les informations nécessaires à la bonne compréhension du récit au bon moment (et par rapport à Mortilège que j’ai lu ensuite, ça fait du bien d’avoir des explications claires, nettes et précises !)


De plus, ce premier tome sert vraiment à présenter les personnages principaux, en particulier Kay. Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est qu’Astrid effleure le fil conducteur du tome 2 (et peut-être celui du tome 3, à confirmer… ou pas !) de manière subtile, elle en parle mais sans y prêter une importance capitale, juste ce qu’il faut pour que le lecteur se souvienne au moment venu de ce détail qui sur le coup nous avait semblé insignifiant… A la lecture du dernier mot de ce premier tome, le petit effet est bien réussi et on a envie d’enchaîner la suite directement !


Côté personnages
, là je suis assez mitigée.  Pour éviter de vous faire une chronique dithyrambique, je vais me concentrer uniquement sur les deux personnages principaux : Kay et Kyara.

Je n’ai pas spécialement apprécié ces deux héroïnes, leur façon de se présenter et de se mettre en avant, surtout pour Kay, m’ayant directement dérangée.


Kay
a certes eu une vie assez triste. Le fait de perdre toute sa famille suite à la folie sanguinaire d’un clan de vampires, en plus le jour de son anniversaire, est évidemment une tragédie. Le fait d’être transformée en vampire en est une autre. J’aime beaucoup le fait qu’elle soit restée très humaine et qu’elle décide de combattre sa propre race pour sauver l’humanité.

Par contre, j’ai trouvé Kay bien trop superficielle et imbue d’elle-même. Kay sait qu’elle est belle et ne cesse de le répéter à qui veut l’entendre… dès lors, au mieux ça devient saoulant, au pire ça en est même limite choquant.


Extrait (en parlant de sa meilleure amie, Gaïa) :


« Elle est d’ailleurs très belle mais sa beauté n’était qu’un pâle reflet de la mienne
. » (page 32)


Kyara
, quant à elle, ne voue pas un culte à sa propre beauté ! C’est plutôt une jeune fille normale, une étudiante sérieuse qui insiste peut-être parfois un peu trop sur le fait que sa famille est aisée, qu’elle vit dans une belle grande maison, bla bla bla…  

Au départ sans surprise, sa vie nous apparaît donc assez terne et ennuyeuse par rapport à la première.

Cependant, elle ne se laisse pas démonter lorsque de drôles de visions lui parviennent et qu’elle se rend compte qu’elle est incapable de rêver. Ces révélations en auraient choqué plus d’un, voire peuvent rendre fou, mais Kyara reste posée, décidée à comprendre ce qui lui arrive sans pour autant dramatiser sa vie. Elle prend les choses comme elles viennent tout simplement.


Pour en terminer avec l’aspect « personnages
« , je dirai également que la relation amoureuse qui naît entre Kay et Raphaël est trop rapide, mal amenée et du coup, pas crédible pour un sou. C’est dommage car c’est toujours un aspect important pour moi dans un roman, j’aime bien voir les relations amoureuses (ou amicales d’ailleurs) se construire doucement, me languir de lire un « je t’aime » ou un premier baiser détaillé. Pour le coup, je suis déçue car Kay et Raphaël sont du genre à se rendre compte en même pas 24 heures qu’ils sont des âmes-soeurs et à de suite se dire des mots d’amouuuuuur qui dès lors n’ont pour moi aucun sens, aucune crédibilité.


En plus, vous savez que j’aime bien les scènes assez coquines (pas forcément dans le genre de la confrérie, je me contente de préliminaires assez timides, laissant l’intimité nécessaire aux personnages, mais qui émoustillent néanmoins mon intérêt), et là c’est carrément le désert. Je sais que le livre s’adresse à un public ado mais bon, les ados d’aujourd’hui ne sont pas nés de la dernière pluie et pourraient, je pense, supporter quelques détails croustillants, en tout cas plus que « nous nous sommes aimés toute la nuit »


Au niveau du style de l’écriture
, c’est là sans doute que le bât blesse selon moi. Je trouve personnellement le tout trop descriptif et des dialogues ne coulent pas de source, je voyais plutôt des répliques toutes faites et récitées plutôt que des dialogues fluides qui roulent tout seul (je vous donnerai un exemple concret en vidéo, ce sera plus simple que par écrit).


Les descriptions
ont vraiment été un problème car j’ai trouvé qu’elles n’apportaient strictement rien au récit, à part l’alourdir de détails inutiles. Leur absence n’aurait nullement affecté le récit, que du contraire le tout aurait été plus fluide.


Par exemple, l’auteur passe son temps à bien décrire les lieux d’habitation des héroïnes insistant sur le fait qu’elles habitent des maisons luxueuses et richement décorées… ou encore Kyara qui, dans les premiers chapitres, nous déballe une foule de renseignements sur sa famille sans que ces éléments soient capitaux pour le déroulement de l’histoire. Non, l’effet obtenu est plus d’assommer le lecteur dès le début du roman (et ça, ce n’est pas vraiment encourageant pour le poursuivre) en nous donnant un tas de renseignements que d’une part, on ne retient pas et d’autre part, sont inutiles au bon déroulement du récit.

Par contre, là où l’auteur aurait dû prendre plus de temps pour poser les personnages et leurs relations mutuelles (je pense notamment à Kay et Raphaël), le tout est survolé trop rapidement, nullement approfondi, nullement détaillé. Et c’est dommage, car la relation perd alors de son charme et de la crédibilité.


En conclusion
, ce premier roman de Le choix d’une vie est loin d’être une déception. Que du contraire ! Au fil des pages, quand je me suis laissée prendre au jeu de cette intrigue originale et mystérieuse, j’ai vraiment eu envie de découvrir le fin de l’histoire et il me tarde de commencer le tome 2 ! Alors oui, ce roman est imparfait, oui il y a des choses qui ne fonctionnent pas et oui, le style est parfois redondant (j’ai pas aimé que le prologue soit repris un intégralité dans un des chapitres par la suite… j’ai trouvé assez ennuyant de relire une scène dont je me souvenais parfaitement), descriptif et lourd par moments MAIS, MAIS, MAIS j’ai envie de donner sa chance à cette saga qui m’a vraiment surprise ! Ce n’est certes pas le roman de l’année, mais c’est une  belle découverte néanmoins !


A vous de juger et de vous faire votre propre avis ! 🙂
 


Ce que je retiens de ma lecture
:


EN +
: Une intrigue qui m’a surpris par son originalité

EN – : des lourdeurs inutiles dans les descriptions et une relation malheureusement peu crédible.

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18 March 2019 15:32