La vie est un arc-en-ciel

Titre VF : La vie est un arc-en-ciel


Titre VO
: Where Rainbows end

Auteur : Cecelia Ahern (Irlande)

Traduction de Nicole Hibert

Publié aux Editions Albin Michel en 2005

Réédité en poche chez J’ai Lu

Date de publication chez J’ai Lu : janvier 2007 (ma version date de août 2010)

Sites Web à consulter : J’ai Lu, site de Cecelia Ahern

Genre : Chick-lit

Pages : 409

Prix poche : 6.70 €

Commander sur amazonLa vie est un arc-en-ciel

Note


Quatrième de couverture. 


 Sur les bancs de l’école, Rosie et Alex s’étaient juré de ne jamais se séparer. Leur existence bascule pourtant le jour où le jeune garçon déménage avec ses parents aux Etats-Unis. Cet éloignement forcé sera le premier d’une longue série d’imprévus. Au fil de leur correspondance, les non-dits et les rendez-vous manqués se devinent… Serait-il possible que Rosie et Alex pensent toujours à leur vieux serment ? Mais si parler d’amour est une chose, trouver le moment opportun, dans une vie qui les dépasse, en est une autre…

Un roman pertinent et tendre, où les aléas de la vie et les devoirs qu’elle impose sont, comme souvent, autant d’obstacles pour (re)connaître l’amour !

Mon avis.

Je ne me serai pas tournée forcément sur ce livre si ma coupine, Azilys, n’en avait pas parlé dans une de ses vidéos ! Pas que je n’aime pas le genre chick lit, vous savez que je ne me le refuse pas à l’occasion… mais à cause de cette couverture rose un peu très flashy pour moi (et pourtant je vous dis ça, alors que mon blog est tout ROSE !).

Ceci dit, avec l’avis d’Azilys et le fait que je connaisse Cecelia pour avoir un l’adaptation ciné qui m’a fait pleurer comme jamais de P.S. : I love you (Ciel, il faut encore que je le lise !), je me DEVAIS de lire ce livre ! C’est chose faite et j’en ressors toute émue par cette histoire d’ami-mour qui se cherche, se perd pour se retrouver…

Rosie et Alex se connaissent depuis qu’ils sont tous petits. A travers un échange de lettres, ils vont nous permettre d’entrer dans leur vie et nous les suivons durant toute une grande partie de celle-ci, en passant par les joies de l’adolescence et les responsabilités de l’âge adulte. Leurs lettres sont entrecoupées par des correspondances avec d’autres personnes qui leur sont liés et qui nous permettent de comprendre pourquoi au fil du temps, des obstacles qui se dressent devant eux et des non-dits, cette relation d’amitié fusionnelle va petit à petit se construire en une belle histoire d’amour… Ceci dit, parviendront-ils à se retrouver à temps ?

J’ai vraiment beaucoup aimé cette histoire racontée à travers la correspondance de Rosie et d’Alex, mais pas seulement… aussi d’amis, de proches qui les accompagnent dans leur vie. Dès le début, je suis entrée dans l’univers de ces deux petits bouts qui commencent à échanger très tôt, à l’âge de 7 ans quand commence le récit. On les voit rapidement grandir, tout en restant très proche, très fusionnel et ce malgré les petites disputes qui peuvent survenir de temps à autre.
Chacun prend soin de l’autre et s’inquiète pour lui, quitte à critiquer les personnes qui se rapprochent de l’autre. Ainsi, on voit Rosie appeler la première petite copine d’Alex, Bethany la Cochonne !

Puis, au fur et à mesure du temps, on comprend – avant eux – que cette relation d’amitié représente plus que ça, qu’ils éprouvent plus que de la tendresse l’un pour l’autre, qu’il y a de l’amour entre eux mais qu’ils n’osent pas se l’avouer et donc encore moins se le dire.
Mais voilà, la vie est loin d’être un long fleuve tranquille et Cecelia Ahern nous prouve avec ce roman à quel point il peut y avoir des embûches, des obstacles qui font que malheureusement la vie nous mène parfois ailleurs que là où on l’avait imaginé…

Et la vie ne va pas épargner nos deux personnages qui vont traverser des épreuves aussi difficiles qu’éprouvantes émotionnellement, les entraînant parfois vers d’autres personnes, mettant leur relation en danger à de nombreuses reprises.

Ce récit est une véritable ode à l’amitié, aux relations humaines et à l’espoir… Le livre qu’il faut lire quand ça ne va pas, qu’on a un petit coup de mou car même si le récit de la vie de nos deux héroïnes n’est pas toujours facile, qu’on se dit même parfois qu’ils mériteraient une vie meilleure que celle qu’ils vivent, on ne peut s’empêcher de s’enthousiasmer avec eux quand quelque chose de bien leur arrive et surtout on réfléchit sur sa propre vie en se disant que même au plus bas, il y a toujours moyen de remonter, de s’en sortir et de faire preuve de courage.

J’ai aimé l’évolution des personnages au fil de l’histoire, même si parfois j’ai eu envie d’en frapper un ou de le secouer en lui disant : « mais enfin, Alex, bouge-toi pour Rosie. Prends un avion et dis-le que tu l’aimes ! » ou encore « Mais enfin, Rosie, tu vas pas gâcher ta vie avec ce con ! Tu mérites mieux que ça. Regarde, Alex, il t’aime, nom de Dieu ! » et j’admire le bout de chemin que chacun a parcouru, comment ils se se relèvent de chaque nouvel obstacle, de chaque nouvelle embûche, comment ils sont restés proches malgré tout, malgré des années de séparation à des milliers de km l’un de l’autre. C’est rare de conserver une telle amitié avec la même force des sentiments sans se voir, uniquement grâce à des messages par mail, par messagerie instantanée ou par correspondance postale.

Même si la fin est prévisible (personnellement, je n’aurais pas voulu que ça se finisse autrement… cela aurait été du gâchis), ça ne m’a pas dérangée car on n’arrive à la conclusion inévitable pour ce roman.  Une autre fin aurait pu être choquante !


Côté personnages
, j’ai adoré les deux amis d’enfance, Alex et Rosie, même si je dois bien avouer que j’ai une petite préférence pour Rosie qui m’a d’emblée touchée car le destin s’acharne sur elle dès le moment où elle avait la possibilité de prendre sa vie en main, suite à une bêtise, une seule, qui même si elle ne le regrettera pas, lui fera quand même manquer deux rendez-vous importants dans sa vie : son rêve de travailler en hôtellerie et Alex. 

Au fur et à mesure de l’histoire, le lecteur ne pourra que s’attacher à ce petit bout de femme courageux qui va faire preuve d’une détermination à toute épreuve pour rattraper son retard sur la vie, s’en sortir par ses propres moyens sans dépendre de ses parents et réaliser son rêve de gosse : travailler dans un hôtel de luxe tout d’abord pour ensuite, soyons fous, en posséder un elle-même !

Même quand elle n’y croit plus, qu’on a l’impression qu’elle va baisser les bras, elle nous prouve le contraire, se relève et avance. Aux moments les plus difficiles, elle fera également preuve d’une abnégation totale, laissant ses désirs de côté, soit pour aider sa famille, soit pour recoller les morceaux d’un ménage de toute façon voué à l’échec.

La seule chose qui m’a un peu dérangé avec le personnage de Rosie que je voyais forte, prête à en démordre est qu’elle va se laisser avoir Machin (tout le monde appelle ce type comme ça) alors qu’elle s’était toujours promis que si un jour, on lui faisait un truc pareil, alors partirait sans regret… Et pourtant !

Alex n’a pas eu une vie de tout repos non plus : entre des longues études de médecine, un internat mal payé et interminable et deux mariages foireux, il est le premier à prendre conscience de la véritable portée des sentiments qu’il porte à Rosie. On regrettera cependant qu’il laisse les choses aller pendant des années sans oser prendre les devants pour conquérir véritablement celle qui l’aime.

Les personnages secondaires du roman ont toute leur importance dans la relation Alex / Rosie qui se joue à travers le récit : tantôt de bons conseils, tantôt de mauvais, ils seront parfois bien malgré eux les acteurs de la malchance des rendez-vous manqués de nos deux héroïnes.  

Un personnage m’a beaucoup plus par sa manière de parler, sa façon de voir les choses, les couples, les hommes, la vie en général, il s’agit de Ruby, l’amie – collègue de Rosie avec qui elle préfère papoter pendant des heures via leur mail que travailler !

Par contre, j’ai assez été déçue par le frère de Rosie, Kevin, qui se montre véritablement égoïste en ne partageant rien avec sa famille, qui brille par son absence aux rencontres familiales déjà peu nombreuses avec une famille éparpillée entre l’Irlande et la France mais qui se permet encore de critiquer certains choix alors qu’il n’a foncièrement rien à dire. Mais bon, c’est grâce à lui que Rosie retrouvera une certaine liberté, alors on lui pardonne à moitié !

D’autres personnages sont très importants, et je pourrais vous en parler encore durant de longs paragraphes mais bon 1) ma chronique est déjà assez longue comme ça et 2) si j’en dis plus, je vous spoile et vous gâche le plaisir de la lecture.

Côté style de l’écriture, le récit est narré sous forme épistolaire, un style qui colle assez bien pour cette jolie histoire d’ami-mour atypique !  A travers chaque lettre, on sait directement identifier qui est qui, reconnaître le style de chacun, voir quelle personnalité se dégage des gens ! J’ai beaucoup aimé voir, par exemple, des petites fautes d’orthographe assez grossières dans la correspondance des enfants, même si j’ai trouvé que ce n’était pas encore assez marqué (j’ai adoré la faute récurrente d’Alex et le fait qu’il se fasse gronder par Rosie quand il écrit « Je saiT »).

Par contre, j’ai été un peu gênée par le fil chronologique des correspondances qui n’est pas « marqué ». Les lettres se suivent les unes à la suite des autres sans démarcations de date, d’année… On passe parfois 3-4 ans alors qu’on est toujours dans le même chapitre… et puis rester 2-3 chapitres dans la même année, la même time line, et passer comme ça plusieurs années en sautant juste une ligne entre deux lettres. Il y a de quoi se perdre un peu…

En conclusion, ce roman est une excellente découverte et je remercie très fort Azilys pour m’avoir donné envie de découvrir ce roman épistolaire. J’ai été émue par l’histoire de ces deux personnages attachants, par leur relation fusionnelle et atypique, par cette amitié garçon-fille qui dure et dure sans se briser et par le message d’espoir qui se dégage du livre sur le fait que malgré les embûches sur notre chemin, on doit croire en nos rêves, car à un moment au l’autre, on sera toujours récompensé d’avoir continué à y croire et de s’être battu pour eux.

Ce que je retiens de ma lecture :


EN +
: une très belle histoire d’ami-mour, une superbe leçon de vie qui nous encourage tous à croire en nos rêves, peu importe les difficultés qui se dressent devant nous.
EN – : une time line un peu difficile à suivre. J’aurais préféré que les correspondances soient datées.

D’autres livraddictiens l’ont lu et ont donné leur avis : MyaRosa, venzo2b, mariiine, Blabbermouth, Czar, Azilys et d’autres à venir sur la page bibliomania du livre :

Logo Livraddict

 

Commentaires

  1. Coucou Jess ! L'avis de frenchorchidea sur PS: I Love You m'avais donné très envie de le lire d'aller le voir. Sinon celui-ci a l'air assez sympa mais je reste sceptique en fait sur l'histoire. Il faudrait peut-être que je m'y mette sur les Cecelia Ahern ^^ Superbe critique comme d'hab' à très vite. 3 août 2011 11:50

  2. Très belle critique!!! Déjà ajouté à ma Wish-list suite à la vidéo d'Azilys... 3 août 2011 18:33

  3. Merci Jess!! En lisant cette belle chronique,j'ai vraiment envie de le lire. 3 août 2011 21:12

  4. Très jolie chronique ! J'aime beaucoup Cécilia Ahern que j'ai découverte avec P.S I love you ! D'ailleurs si tu ne l'a pas lu, je te recommande vraiment ce petit roman ! 4 août 2011 17:34

  5. @Evy : Il est dans ma PAL ! J'ai vu le film et j'ai pleuré comme une madeleine ! J'ai peur qu'avec le livre, ce soit encore pire ! 4 août 2011 17:45

  6. Hello !! J'ai ce livre dans ma PAL grâce à Azilys aussi ^^ Hâte de le lire. Ton avis ma encore plus donné envie de mi jeter dessus! Bon week end :) 6 août 2011 10:55

  7. J'aimerais bien lire toute la bibliographie de cette auteure, j'ai dans ma PAL "Si tu me voyais maintenant", faudra trouver une bonne occasion de le lire. 7 août 2011 15:02

  8. Coucou, je viens de le lire et l'ai trouvé charmant ! (pourtant, pas fan de chick litt) On se laisse prendre à cette histoire d'amour ! Et la time line ne m'a pas gênée, il était vite dit par un détail d'âge souvent, où on en était. Beau billet, long et précis. 18 septembre 2011 16:35

  9. La couverture fait très girly non ? J'aime beaucoup l'idée en tout cas =) 26 septembre 2011 15:49

  10. Je l'ai dans ma pal depuis aujourd'hui, j'avoue que le trailer u film m'en a donné envie.Vu les critiques positives que tu nous livre , je ne devrais pas tardé à le commencer:) Bonne continuation;) 31 août 2015 18:13

Laissez un commentaire

20 August 2019 11:32