Chroniques d’une sorcière d’aujourd’hui, tome 1 : Isabelle

Couverture Chroniques d'une sorcière d'aujourd'huiTitre VF : Chroniques d’une Sorcière d’aujourd’hui, tome 1 : Isabelle
Auteur : Angèle Delaunois (Canada)
 
Publié aux Éditions Michel Quintin
Date de publication (pour l’Europe) : 19 mai 2011

Genre
: Jeunesse, Fantastique

Pages
: 221

Prix
: 14,50 €

Ma note
:

Quatrième de couverture

« C’est alors que je ressentis à nouveau la vibration qui accompagnait SA présence. Je levai les yeux. Bellotte se balançait devant moi, molle comme une grande poupée de chiffon, un peu transparente. Elle était pendue au grand lustre à pendeloques par une écharpe de soie enroulée plusieurs fois autour de son cou. Ses grands yeux noirs me regardaient fixement. Son visage était paisible, presque étonné. Mon Dieu, elle avait l’air si jeune ! »


Max et Isabelle avaient longuement planifié leur voyage en Bretagne, la terre de leur grand-père Legall. À dix-sept ans, ils pouvaient partir sans les parents. Au début, tout a été fantastique. Mais ça s’est gâté le jour où un monstrueux orage les a obligés à se réfugier au Manoir de Bellotte…



Mon avis.

Tout d’abord, je tiens à préciser que je suis tombée amoureuse de la cover dès la première fois que je l’ai vue ! C’est d’ailleurs celle-ci, avant même la lecture du résumé, qui m’a instantanément donné envie de lire le live.
Le contenu est-il cependant à la hauteur ? C’est ce que je vous invite à découvrir de suite !
Isabelle et Max sont jumeaux, des faux-jumeaux cela va sans dire ! À l’aube de leur 17 ans, ils décident de partir en voyage en France, plus précisément en Bretagne. Leur première grande aventure à deux, sans leurs parents !
Si le début du voyage se passe bien et frôle même le paradis, force est de constater que tout est sur le point de changer lorsque Max et Isabelle font un arrêt forcé au « Manoir de Bellotte » suite à une violente tempête qui les prend de court. Ce manoir en apparence idyllique ne cacherait-il pas un terrible secret ?

On entre assez facilement dans l’histoire
, sous la narration de Isabelle. Si j’avais peur au début de lire un simple « journal de bord des vacances de Isabelle et Max », une fois l’intrigue du Manoir de Belotte plantée, je me suis laissée prendre au jeu de cette petite « chasse aux fantômes » assez sympathique et même inquiétante, donnant une tournure sombre au récit collant parfaitement avec l’ atmosphère pesante qui se dégage petit à petit du récit.
Car notre Isabelle a ce don étrange (que je ne lui envie pas du tout du tout !) de pouvoir voir les fantômes.

On entre alors dans le monde de Bellotte, dont le véritable prénom est Isabelle de Bellouan, une jeune fille disparue beaucoup trop vite quelques jours avant son mariage avec Monsieur Brévelet d’Auray. Et c’est tout ce drame qu’Isabelle revit lors de sa présence au Manoir : la mort mystérieuse de Bellote… puisqu’il semblerait que la belle hante le manoir depuis lors, essayant vainement de trouver la paix éternelle.
Au fil de ma lecture, cette petite histoire sans prétention s’avère finalement bien plus intéressante et émouvante que prévu. Je me suis laissée entraîner dans le passé de Bellotte, essayant de comprendre le drame qu’a été sa vie et l’impact de celle-ci sur le présent vu que tout le petit village de Ménéac semble s’en souvenir et vivre avec ce passé sans jamais arriver à passer outre la tragédie.

Le récit se lit très bien, très vite et adapte l’intensité de la narration aux découvertes d’Isabelle, laissant planer une atmosphère très pesante sur le lecteur qui parvient à ressentir ainsi les sensations de cette dernière dans ce manoir dans lequel elle n’arrive nullement à se sentir à l’aise malgré tout le confort et le luxe qui leur sont proposés à prix d’ami.
Par contre, une fois au manoir, on nous donne l’impression, à plusieurs reprises, que les deux jeunes doivent quitter l’endroit au plus vite, laissant planer un danger imminent. Personnellement, j’ai trouvé que cette affirmation était un peu surfaite, laissant présager un suspense qui n’existe finalement pas. C’est un peu dommage car ayant trop d’attente à ce sujet, le lecteur pourrait finalement être déçu par sa lecture…
Même sans cela, le récit se suffit à lui-même : il n’est pas besoin de faire monter la pression pour rien puisque l’histoire de Bellotte est déjà bien assez chargée en émotions par elle-même.

Côté personnages
, j’ai beaucoup aimé Isabelle, notre narratrice, dont le lecteur va se sentir tout de suite beaucoup plus proche que de son frère, Max (en même temps, vu qu’on le découvre à travers Isabelle, c’est normal, me direz-vous). Bien qu’Isabelle met l’accent sur le lien fusionnel qui les unit, je n’ai pas réussi à ressentir cette cohésion entre jumeaux dans le récit. Bien au contraire, je les ai trouvés très différents l’un de l’autre et rarement sur la même longueur d’onde.
De plus, finalement il n’a que le rôle de l’accompagnateur, vu qu’il ne prendra nullement part à l’intrigue secondaire avec Bellotte. Dommage qu’il y a ce petit déséquilibre entre eux… on n’en aurait peut-être rien dit s’ils n’avaient pas été jumeaux et qu’on s’entendait donc à ce qu’ils aient un développement égal dans le récit.

Pour en revenir à Isabelle, celle-ci m’a séduite par la facilité déconcertante avec laquelle elle arrive à parler de cette histoire avec tout le monde dans le village alors que le sujet est vraiment tabou. Elle, l’étrangère, la canadienne venue de loin, « du grand froid »^^ qui débarque dans ce petit village et commence à discuter le plus naturellement du monde avec les habitants d’une histoire qui s’y est déroulée il y a des années de cela !
De ce voyage en France, Isabelle repart non seulement avec plein d’étoiles dans les yeux mais également avec une compréhension d’elle-même qu’elle n’aurait pu imaginé.

Ce qui m’a également beaucoup plus dans le roman, ce sont tous les personnages secondaires qui ont participé, à un moment ou un autre, d’une façon ou d’une autre, à la résolution du mystère de la disparition de Bellotte. On sent une écrasante tension lorsqu’Isabelle se rend dans le bar-tabac, de celle qui laisse entrevoir qu’un profond secret lie ces personnes et les tue même à petit feu, les maintenant en vie à force de remords, de regrets et de culpabilité. Personnellement, un personnage a retenu toute mon attention et m’a profondément touchée, il s’agit de mèmère Jeanne…
Tous contribuent à rendre cette histoire crédible, tout comme le fantôme de Bellotte, qui vient raconter son histoire par morceaux à Isabelle, dévoilant ainsi au fil du récit la confiance qu’elle offre à la jeune fille pour se mettre ainsi à nu devant elle. Son histoire si poignante, si touchante, si dramatique et dure…

Je ne pensais pas trouver un mystère recelant une telle force en lisant ce livre, j’ai été touchée, émue par la puissance des émotions qui se dégagent du récit de Bellotte
.

Au niveau du style de l’écriture
, le récit se raconte comme une sorte de « journal de bord » tenu par Isabelle. Au début, j’avais peur de n’y voir que cela sans réel intérêt puis plus j’avançais dans le roman, plus l’aspect « journal intime » s’est imposé à moi où j’avais finalement l’impression qu’Isabelle nous offrait, à nous lecteurs, le plus beau des cadeaux en nous livrant cette histoire qui lui est intimement liée, qu’elle n’a partagé avec son frère que dans les grandes lignes. Dès lors que cette opinion se forgeait en moi, je devenais de plus en plus proche d’elle, de plus en plus pressée de continuer l’histoire et de connaître ce témoignage du passé. Comme Bellotte s’est petit à petit confié à Isabelle, cette dernière nous a offert le même cadeau.

En conclusion
, sans être un coup de coeur, j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir ce premier tome des Chroniques d’une Sorcière d’aujourd’hui sous la plume de Angèle Delaunois. Sans prétention, ce livre nous livre finalement bien plus que ce que laissait présager la quatrième de couverture. Là, où j’attendais un récit axé vraiment fantastique, je me suis retrouvée avec un récit raconté tout en douceur, tout en finesse et sincérité. Il me tarde de lire le tome 2 !


Un petit bonus
: Si je devais comparer ce livre à quelque chose de connu, ce serait à Ghost Whisperer, la série télé où Melinda Gordon (alias Jennifer Love Hewitt) a le don de voir des fantômes et de les aider à passer de l’autre côté.

Ce que je retiens de ma lecture :

EN +
: L’intrigue liée à Bellotte, un drame que je n’attendais pas dans ce livre puisque j’imaginais un récit plus axée vers la magie (en tout cas, une autre magie que celle mise en avant) + l’histoire qui se passe dans la Bretagne de mon chéri et qui m’a donné envie de découvrir avec lui quelques coins de sa région natale 😉
EN – : Un Max trop effacé par rapport à sa soeur et le fait de mettre ainsi en avant d’une dose de danger, de suspense alors que le récit n’en avait pas besoin. Cela risque de créer des attentes déçues.

Archessia
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Commentaires

  1. Ah ah rien que par le début j'ai pensé à Ghost whisperer, je vois avoir bien saisi le sujet ^^
    Belle chronique, ce livre me donne bien envie et comme toi c'est la couverture qui m'a d'abord attirée... je verrais à l'occasion :) 15 juin 2011 12:30

  2. Juste un petit mot pour dire que je viens chaque jour sur ton blog que je le trouve riche et intéressant, j'adore les vidéos et même si je ne laisse jamais de commentaire je passe chaque jour et j'adore, j'adore, j'adore visionner tes chroniques, les mails box....etc
    Et j'ai hâte que tu nous mettes ton top 5 du mois de mai!
    Cette chronique m'a particulièrement convaincu d'acheter ce livre!
    Je suis une grande fan de ton blog! 16 juin 2011 21:50

  3. Je note ce livre, je n'étais pas très emballée au départ mais ta chronique m'a totalement convaincue :-D

    Bonne journée, bises ! 17 juin 2011 10:40

  4. cette couverture est effectivement très tentante ...
    Merci de cet avis 18 juin 2011 07:58

  5. Quelle jolie couverture ! 1 juillet 2011 23:14

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