Les Lames du Cardinal, tome 2 : L’Alchimiste des Ombres


Titre VF : Les Lames du Cardinal, tome 2 : L’Alchimiste des Ombres


Auteur : Pierre Pével

Publié chez Bragelonne
Date de la publication : 2009
Pages : 330

Livre Lu dans le cadre d’un partenariat Bragelonne et Livraddict.

Evènements autour de la saga :
15 septembre : Book Club sur Livraddict (Discussions)
23 septembre : Soirée questions/réponses avec Pierre Pével sur Livraddict


Quatrième de couverture

Paris, 1633. Les dragons menacent le royaume.
Surgis de la nuit des temps, ils sont avides de pouvoir et décidés à restaurer leur règne absolu. Usant de sorcellerie, ils ont pris apparence humaine et créé une puissante société secrète, la Griffe noire, qui conspire déjà dans les plus grandes cours d’Europe.
Pour déjouer leurs sinistres complots, Richelieu a reformé son unité d’élite, une compagnie clandestine d’aventuriers et de duellistes rivalisant de courage, d’élégance et d’astuce. Six hommes et une femme aux talents exceptionnels prêts à braver tous les dangers et à risquer leur vie pour la Couronne : les Lames du Cardinal.
Mais alors qu’ils ont rendez-vous, par une nuit d’orage, avec une espionne italienne aussi belle que dangereuse qui prétend détenir les clés d’un complot à venir, ils sont loin d’imaginer l’ampleur de la tragédie qui va s’abattre sur la France et les obliger à affronter leur plus terrible adversaire : l’Alchimiste des ombres…

Mon avis

C’est avec un plaisir immense que je me suis replongée dans le second tome de la saga de Pierre Pével et je n’ai pas été déçue !
Ici, pas d’introduction avec les personnages, vu qu’ils ont été présentés dans la première partie du premier tome : on rentre directement dans l’action, et ce dès les premières pages !

Dans ce second tome, les Lames doivent déjouer à nouveau les plans de la Griffe Noire, la loge draconique installée à Madrid.
Leur dessein : arriver à kidnapper la Reine de France. Pour ce faire, ils appellent l’un de leur meilleur agent, L’Alchimiste des Ombres, qui se trouve être un vieil ennemi de nos Lames, rencontré lors du siège de la Rochelle.

L’histoire est toujours aussi palpitante, raconté à la manière d’un film ou d’une série, où à chaque fois qu’un nouvel élément important est dévoilé, on passe à une autre scène ! Dès lors, le suspens reste toujours présent au fil de la lecture.

J’ai trouvé que l’intrigue était très intéressante, nous présentant de nouveaux personnages et mettant en scène la Première Dame de France qui se retrouve au coeur d’un complot contre la Couronne française.
Anne d’Autrice, ne pouvant pas enfanter, décide de recourir à la magie draconique en secret pour plaire à son époux qui la délaisse. Elle se fait aider par son amie, La Chevreuse, qui lui présente son Maître de magie, enfin la personne qu’elle croit être son maître de magie…

Il y a cependant un petit bémol à la lecture. Je trouve que, par moments, Pével reste trop vague et trop imprécis et qu’il faut donc plus de temps au lecteur pour comprendre ce qui se passe.
L’exemple que j’ai en tête est la première scène où Laincourt apparaît. On apprend qu’il a « hérité » du dragonnet du Vieilleux, son vieux contact avec le Cardinal qui est décédé…
Au début, Laincourt – qui est seul dans son appartement – discute avec quelqu’un (dialogue intérieur reproduit en italique). Au début, je pensais qu’il parlait avec le dragonnet mais ce que je lisais n’avait aucun sens… Il a fallu que je recommence au moins 3 fois à lire ce passage avant de comprendre qu’en fait Laincourt discutait avec le « fantôme du Vieilleux » !

Mis à part ce petit bémol, le reste n’a été que du bonheur, encore une fois ! L’intrigue était peut-être moins prenante que la première, où des rebondissements, des doubles espions à la Alias étaient présents mais il n’en reste pas moins que j’ai adoré lire ce deuxième tome des aventures des Lames du Cardinal, auxquelles je m’attache de plus en plus.

De plus, ce qui me plaît ainsi, c’est les petits mystères que Pevel lâche ça et là en ne donnant aucune réponse tout de suite, laissant son lecteur se poser des questions et finalement l’empêcher de lever la tête hors du livre tellement on veut savoir la suite.
Ainsi, on apprend finalement ce qui s’est passé lors du siège de La Rochelle (dont on parle brièvement dans le premier tome) dans le second… Un nouveau petit mystère est lâché en plein tome 2 concernant Agnès et les Soeurs Saint George, mystère dont on reparle plus en profondeur dans le tome 3 (et j’espère avoir une réponse car à 69 % de ma lecture, je me pose toujours des questions !)
Puis, il y a le gros cliffhanger de la mort qui tue en fin de tome 1, une révélation importante au sujet du Capitaine des Lames, dont on ne simple qu’un simple mot dans le second tome… il va falloir attendre le tome 3 ! Vous n’êtes pas cool, Monsieur Pevel !

Au niveau des personnages, ce fut toujours avec le même plaisir que j’ai retrouvé mes Lames… Oui, à force, je me les approprie un peu tellement elles m’accompagnent depuis le début du mois de septembre (ça va être dur dur de leur dire aurevoir… ou adieu (?) en fin de tome 3).
Chaque personnalité se dégage et on finit à s’attacher à chacune d’elle pour ce qu’elle est : Agnès, la femme courageuse, Marciac, le Don Juan joueur, Leprat que la maladie ronge en secret, La Fargue et son tempérament houleux qui n’hésite pas à aller à l’encontre des ordres du Cardinal, le mystérieux Saint Lucq, ballardieu et sa tendre façon de veiller sur Agnès, Laincourt qui rejoint enfin les Lames le temps d’une enquête (ou pour toujours ?)…
Seul Almadès me laisse indifférente : je le trouve trop effacé derrière La Fargue. On a l’impression qu’il le suit partout comme un petit toutou.

Dans ce tome, on fait également la connaissance de l’intrigante Italienne, une femme dangereuse qui cherche les alliances uniquement en fonction de son seul intérêt.
C’est par elle qu’on apprend le complot contre la Couronne de France…
J’ai beaucoup aimé son caractère, son humour, c’est le genre d’héroïne pour laquelle, même si on la sait malhonnête, on ne peut s’empêcher de l’apprécier et de vouloir qu’elle s’en sorte !

Bref, le gros gros coup de coeur de cette saga restera pour moi les personnages que Pevel a su bien développer au cours des différents tomes et de les rendre proche du lecteur… au point de redouter la séparation à la fin du tome 3 🙁

Au niveau de l’écriture, il faut rendre à Pevel ce qui lui appartient : un style vraiment plaisant, simple et accrocheur. Comme je l’ai déjà souligné dans ma chronique du premier tome, j’ai beaucoup aimé cette façon cinématographique de présenter les choses, de raconter l’histoire comme s’il s’agissait d’un film ou d’une série qui se jouait dans ma tête ! D’ailleurs, lors du Book Club, nous avons été nombreux à avoir remarqué les annotations de Pevel lors de chaque nouvelle partie : S01E01, S02E01… qui dénote immanquablement une allusion manifeste à un calcul façon « série Tv », vu qu’elles sont découpées en saison (S) qui sont elles-mêmes découpées en épisodes (E).
Il faut encore noter (et on ne le dira jamais assez) le travail de recherche titanesque de l’auteur pour rendre aussi vivant le Paris du XVIIème siècle. Des descriptions criantes de vérité qui rendent le récit plus réaliste alors qu’il se déroule dans un monde fantasque où Richelieu se retrouve face à des Dragons qui essaient de s’emparer du Pouvoir en France ! C’est tellement réaliste qu’on y croirait !

Petit bémol gênant : les trops nombreuses répétitions de détails connus par le lecteur. Les tenues des Lames, la porcherie qu’est Paris,… Bref, j’ai ressenti un peu trop le côté « Previously on… » qui accompagne chacun des débuts des épisodes de mes séries préférées !
Par contre, j’ai trouvé que certaines répétitions étaient utiles quand il s’agissait de remettre en place certains éléments qui sont arrivés dans le premier tome comme par ex. le fait que le Marquis de Gagnière ait tiré sur Leprat dans les rues de Paris.
Puis, il faut bien admettre que quand on lit ces tomes à plusieurs mois, voire années, d’intervalle, une petite piqûre de rappel ne fait pas de mal ! Tout le monde n’a pas eu ma chance de pouvoir enchaîner les 3 tomes d’un coup ! 😀
Encore une fois, je suppose que tout est une question de mesure !

En gros, ce qu’il faut retenir de cette lecture :

  • Le plus : Des personnages attachants, un style cinématographique qui tient en haleine et une maîtrise incroyable du cadre historique dans un roman de type « fantasy ».
  • Le moins : trop de répétitions inutiles. Ex : on sait que ça pue dans Paris, que c’est une porcherie (pas besoin de le répéter toutes les 20 pages), on sait que Saint Lucq porte des bésicles rouges,…
  • La Note : 9/10 

Je remercie les Editions Bragelonne de m’avoir permis de continuer ma découverte du petit monde de Pierre Pevel dans le cadre d’un partenariat spécial avec Livraddict.

Les Livraddictiens ont dit :

« Et puis ce qui est absolument extraordinaire, à l’instar du tome 1, c’est la façon dont Pierre Pevel recrée le Paris du XVIIième siècle. On a l’impression d’y être, d’y vivre. Sincèrement je trouve que c’est un vrai tour de force! Il y a même des fois où j’avais l’impression de sentir les (mauvaises) odeurs des rues parisiennes! On est complêtement immergé dedans. C’est vraiment très fort! » (Phooka)

Plus mitigée :

« Du spectacle, des rebondissements et du mystère, voilà qui ne manque pas. Oui, mais. L’oubli vient vite, l’indifférence reprend le dessus, l’incompréhension menace. La curiosité est heureusement toujours là, avec l’espoir que la suite et fin apporte l’éblouissement attendu. »  (Lelf)

Pour d’autres avis : (cliquez sur le lien Livraddict pour accéder à la page bibliomania du livre)

Commentaires

  1. Un excellent second tome qui permet de retrouver cette petite compagnie de mercenaires assez attachante. Les répétitions ne m'ont personnellement pas gênées tellement j'étais pris dans l'ambiance générale. 19 septembre 2010 11:43

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21 June 2018 21:37