Celui qu’on ne voit pas

Second thriller dans le cadre du prix des lecteurs du Livre de Poche. Ce mois-ci, le choix a été plus difficile !

Quatrième de couverture.

Après s’être disputée avec son compagnon lors d’une fête dans leur maison de campagne, Helena Hillerström sort promener son chien le long de la plage. Bientôt, cernée par un épais brouillard, elle sent qu’on la suit. Quelques heures plus tard, elle est retrouvée morte, tuée à coups de hache.
Frida Lindh, une jeune mère de trois enfants, quitte le bar où ses amies et elle se rencontrent régulièrement. Malgré la nuit et les quelques verres de vin qu’elle a bus, elle prend son vélo pour rentrer à la maison. Les rues sont désertes. Elle est seule. Non. Pas seule. Une ombre la suit. Celui qu’on ne voit pas.
Le commissaire Anders Knutas et son équipe mènent une longue et difficile enquête sous la pression des médias. Quel est le lien entre ces deux jeunes femmes ? Knutas doit au plus vite découvrir le mobile du meurtrier avant que celui-ci ne frappe de nouveau.

Mon avis.

Après avoir découvert le roman nordique avec Stieg Larsson et sa trilogie Millenium, je récidive ici avec un polar vraiment pas mal de Mari Jungstedt, une très belle découverte et un choix difficile dans le cadre du prix des lecteurs du Livre de Poche, même si pour finir Robe de marié a emporté mon vote!

J’ai vraiment beaucoup aimé ce polar plein de suspense, même si on pourrait lui reprocher d’être quelque peu prévisible.
Les chapitres sont très courts et alternent les personnages, ce qui donne un rythme très rapide à la lecture. Pour tout vous dire, il est difficile de le lâcher tellement l’auteur a l’art de nous transporter dans ce petit monde de Gotland et de son serial killer.

Pourtant, l’histoire reste simple et basique. Des meurtres commis par un seul et même individu à quelques jours d’écart, une enquête de police qui piétine et le lecteur qui comprend tout avant tout le monde, enfin presque 😉
Rien de bien innovent dans le schéma classique du « polar » sauf un petit plus qui m’a beaucoup plu, c’est qu’à certains moments, l’auteur s’attachait à la psychologie du tueur, son passé, ce qui l’a amené à agir de telle manière.
Ça m’a permis aussi de « comprendre » les motivations du tueur, même dans sa folie, voir ce qui l’a amené jusque là, pourquoi choisir de tuer ces femmes-là en particulier et surtout de quelle manière. Difficile de ne pas vous en dire plus sans vous spoiler sur le roman en entier mais si ce livre avait pu faire l’objet d’un book club sur livraddict, par exemple, j’aurais été partante de discuter de ce point-là qui me touche particulièrement (pas que j’aie des envies meurtrières, rassurez-vous, mais j’ai en quelque sorte pu comprendre la détresse du tueur, cette douleur latente enfouie en lui depuis son enfance et qui ne le quittera pas, même à l’âge adulte… ah si seulement je pouvais développer !!!!)
J’ai beaucoup aimé ces passages surtout qu’ils m’ont permis de faire le « lien » entre les victimes, ce que la police tentait désespérément de faire… Pourtant, c’était pas chinois, hein !

Côte personnages, je n’ai pas été séduite par un en particulier. Il faut dire qu’il y en a quelques-uns qui se relaient au fil de l’histoire : Anders Knutas et son équipe, Jonas le journaliste, Emma, l’amie de la première victime,…
J’ai bien aimé la cohésion de l’ensemble, les relations développées entre certains personnages mais malheureusement je ne peux pas dire que j’ai accroché à l’un d’eux comme ce fut le cas avec Blomkvist ou Salander dans Millenium. Il manquait vraiment quelque chose à ce niveau.

De plus, l’auteur avait commencé à développer certaines relations en profondeur, un début d’histoire d’amour en triangle assez complexe et en fin de roman, on reste un peu sur notre… faim, justement ! Pas un mot, rien !
Ce côté m’a un peu déçu.

Côté écriture, j’ai beaucoup aimé le style de l’auteur, la découpe particulière du livre en plusieurs parties (chaque partie étant égale à un jour) et ses chapitres courts qui permettaient de pouvoir stopper sa lecture à n’importe quel moment, sauf que…. on en a pas forcément envie !

Finalement, même si je parais vous donner ici quelques points négatifs, sachez que j’ai vraiment apprécié cette lecture : elle a réussi le pari de me distraire en ce mois de mars en me faisait jouer au petit détective et j’adore ça !

Note finale : 8.5/10

  • Trame/Intrigue : 8/10 (une histoire assez simple et basique)
  • Personnages : 8.5/10 ( des personnages sans grande originalité auxquels le lecteur aura du mal à s’attacher. Je mets néanmoins une bonne note pour le fait d’avoir pris le temps d’analyser la « psychologie » du tueur en dévoilant au fil de l’histoire un passé qui l’a amené à vouloir commettre ces crimes odieux.
  • Écriture : 9/10 (une écriture rythmée, avec de cours chapitres et des descriptions qui ne sont pas du tout pompeuses mais donnent envie de découvrir la petite île de Gotland !)
Je remercie le Livre de Poche pour la confiance qu’ils m’ont accordée dans le cadre de ce Prix des Lecteurs 2010 « polar ».

Découvrez aussi l’avis de MyaRosa.

Celui qu’on ne voit pas de Mari Jungstedt (titre VO : Den Du Inte Ser)
Aux Éditions Plon (2007) et Le Livre de Poche (2010)
439 pages pour l’édition de poche.

Commentaires

  1. je note ce titre, ton billet m'a donnée envie 1 avril 2010 11:20

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21 June 2018 21:35